Bundesgericht
Tribunal fédéral
Tribunale federale
Tribunal federal

5A 584/2022

Arrêt du 18 janvier 2023

IIe Cour de droit civil

Composition
MM. les Juges fédéraux
Herrmann, Président, von Werdt et Bovey.
Greffière : Mme de Poret Bortolaso.

Participants à la procédure
A.A.________,
représenté par Me Philippe Oguey, avocat,
recourant,

contre

B.A.________,
représentée par Me Jeton Kryeziu, avocat,
intimée.

Objet
mesures provisionnelles (contributions d'entretien),

recours contre l'arrêt du Tribunal cantonal du canton de Vaud, Cour d'appel civile, Juge unique, du 14 juillet 2022 (TD16.041841-220365 368).

Faits :

A.

A.a. A.A.________ (1979) et B.A.________, née C.________ (1980) se sont mariés en 1998. Ils ont deux enfants: D.A.________ (2005) et E.A.________ (2007).
Les parties se sont séparées en 2014. Les modalités de leur séparation ont été régies par plusieurs conventions et ordonnances de mesures protectrices de l'union conjugale. La garde des enfants a été confiée à leur mère, qui détient de surcroît l'autorité parentale exclusive.
Depuis le 15 septembre 2016, les parties sont en procédure de divorce, ouverte par demande unilatérale de A.A.________.

A.b. A.A.________ a été diagnostiqué en novembre 2007 d'une dermatopolymyosite sévère avec atteinte pulmonaire (certificat médical du 7 avril 2020 établi par la Dre F.________). A la suite de cette maladie, il a dû subir l'implantation de deux prothèses de hanche en 2010 et 2011. En avril 2020, alors qu'il se plaignait de douleurs dans les hanches en lien avec ses prothèses, des examens ont établi que les douleurs étaient d'origine musculaire et qu'il n'y avait pas de signes indiquant une rechute de sa dermatopolymyosite.
Depuis le 1er avril 2020, A.A.________ bénéficie du revenu d'insertion. Divers certificats médicaux établis par le Dr G.________, psychiatre et psychothérapeute, attestent d'une incapacité de travail à 100% du 1er janvier 2020 au 31 mai 2020 pour cause de maladie. L'incapacité de travail a ensuite été réduite à 50% du 1er juin 2020 au 31 janvier 2021 et à 30% dès le 1er février 2021.

B.
Le 9 mars 2021, statuant sur une requête de mesures provisionnelles déposée par A.A.________, le Président du Tribunal civil de l'arrondissement de La Broye et du Nord vaudois (ci-après: le président) a notamment dispensé celui-ci de contribuer à l'entretien de ses enfants du 1er mai 2020 au 31 janvier 2021 (I), mais l'y a astreint dès le 1er février 2021 à raison de 235 fr. par mois pour chacun d'eux, allocations familiales en sus (II et III). Le président a également astreint B.A.________ à contribuer à l'entretien de son époux du 1er au 31 mai 2020 à hauteur de 540 fr., puis à concurrence de 200 fr. par mois du 1er juin 2020 au 31 janvier 2021 (IV), toute contribution étant en revanche supprimée dès le 1er février 2021 (V).
Tenant compte des différents taux d'incapacité de travail de A.A.________, le président lui a imputé un revenu hypothétique à un taux de 70% dès le 1er février 2021, son incapacité de travail étant alors arrêtée à 30%.

C.

C.a. Par requête de mesures provisionnelles du 17 novembre 2021, A.A.________ a conclu à la modification de l'ordonnance du 9 mars 2021 en ce sens qu'il soit dit qu'il n'est plus en mesure de contribuer à l'entretien de ses enfants dès le 1er mai 2021 et que son épouse soit astreinte à lui verser une contribution d'entretien mensuelle de 1'000 fr. dès le 1er novembre 2021.
A.A.________ se prévalait de certificats médicaux établis par le Dr G.________, indiquant que, pour cause de maladie, il était en incapacité de travail à 100% de mai 2021 à avril 2022.
Par décision du 10 septembre 2021, l'office AI du canton de Berne a rejeté sa demande de mesures de réadaptation, considérant qu'il n'avait pas la stabilité requise et le potentiel suffisant pour envisager une réadaptation professionnelle et que, selon les informations à disposition, aucune mesure de réadaptation n'était possible en raison de son état de santé.
B.A.________ a conclu au rejet des conclusions de son époux. A titre reconventionnel, elle a réclamé que l'entretien convenable de D.A.________ soit fixé à 1'456 fr. 10, allocations de formation non déduites; que celui de E.A.________ soit fixé à 1'107 fr. 90, allocations familiales non déduites; à ce que son époux soit astreint à contribuer à l'entretien de ses enfants au minimum à hauteur du montant de leur entretien tel qu'arrêté ci-dessus et à ce qu'il soit astreint à lui verser une contribution d'entretien de 2'900 fr. par mois au moins. B.A.________ a par ailleurs requis le versement, en ses mains, de sûretés d'un montant de 68'000 fr.

C.b. Par ordonnance de mesures provisionnelles du 15 mars 2022, le président a notamment dispensé A.A.________ de contribuer à l'entretien de ses enfants dès le 1er décembre 2021 (I); fixé le montant de l'entretien convenable de D.A.________ et de E.A.________ (II et III); astreint B.A.________ à contribuer à l'entretien de son époux par le versement d'une pension mensuelle de 1'000 fr. dès le 1er décembre 2021 (IV); rejeté toutes autres ou plus amples conclusions (VII).

C.c. Statuant le 14 juillet 2022, la Juge unique de la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: la juge unique) a admis l'appel déposé par B.A.________ et réformé l'ordonnance du 15 mars 2022 en ce sens que la requête de mesures provisionnelles déposée par A.A.________ est rejetée.

D.
Agissant le 2 août 2022 par la voie d'un "recours" au Tribunal fédéral, A.A.________ (ci-après: le recourant) conclut en substance à l'annulation de l'arrêt cantonal et principalement au maintien intégral de l'ordonnance rendue le 15 mars 2022 par l'autorité de première instance; subsidiairement, il demande le renvoi de la cause à la cour cantonale pour nouvelle décision au sens des considérants.
Le recourant sollicite préalablement le bénéfice de l'assistance judiciaire.
Des déterminations n'ont pas été demandées.

Considérant en droit :

1.
Les conditions du recours en matière civile sont ici réalisées (art. 72 al. 1
SR 173.110 Bundesgesetz vom 17. Juni 2005 über das Bundesgericht (Bundesgerichtsgesetz, BGG) - Bundesgerichtsgesetz
BGG Art. 72 Grundsatz - 1 Das Bundesgericht beurteilt Beschwerden gegen Entscheide in Zivilsachen.
1    Das Bundesgericht beurteilt Beschwerden gegen Entscheide in Zivilsachen.
2    Der Beschwerde in Zivilsachen unterliegen auch:
a  Entscheide in Schuldbetreibungs- und Konkurssachen;
b  öffentlich-rechtliche Entscheide, die in unmittelbarem Zusammenhang mit Zivilrecht stehen, insbesondere Entscheide:
b1  über die Anerkennung und Vollstreckung von Entscheiden und über die Rechtshilfe in Zivilsachen,
b2  über die Führung des Grundbuchs, des Zivilstands- und des Handelsregisters sowie der Register für Marken, Muster und Modelle, Erfindungspatente, Pflanzensorten und Topografien,
b3  über die Bewilligung zur Namensänderung,
b4  auf dem Gebiet der Aufsicht über die Stiftungen mit Ausnahme der Vorsorge- und Freizügigkeitseinrichtungen,
b5  auf dem Gebiet der Aufsicht über die Willensvollstrecker und -vollstreckerinnen und andere erbrechtliche Vertreter und Vertreterinnen,
b6  auf dem Gebiet des Kindes- und Erwachsenenschutzes,
b7  ...
LTF; art. 74 al. 1 let. b
SR 173.110 Bundesgesetz vom 17. Juni 2005 über das Bundesgericht (Bundesgerichtsgesetz, BGG) - Bundesgerichtsgesetz
BGG Art. 74 Streitwertgrenze - 1 In vermögensrechtlichen Angelegenheiten ist die Beschwerde nur zulässig, wenn der Streitwert mindestens beträgt:
1    In vermögensrechtlichen Angelegenheiten ist die Beschwerde nur zulässig, wenn der Streitwert mindestens beträgt:
a  15 000 Franken in arbeits- und mietrechtlichen Fällen;
b  30 000 Franken in allen übrigen Fällen.
2    Erreicht der Streitwert den massgebenden Betrag nach Absatz 1 nicht, so ist die Beschwerde dennoch zulässig:
a  wenn sich eine Rechtsfrage von grundsätzlicher Bedeutung stellt;
b  wenn ein Bundesgesetz eine einzige kantonale Instanz vorsieht;
c  gegen Entscheide der kantonalen Aufsichtsbehörden in Schuldbetreibungs- und Konkurssachen;
d  gegen Entscheide des Konkurs- und Nachlassrichters oder der Konkurs- und Nachlassrichterin;
e  gegen Entscheide des Bundespatentgerichts.
LTF et 51 al. 1 let. a et al. 4 LTF; art. 75
SR 173.110 Bundesgesetz vom 17. Juni 2005 über das Bundesgericht (Bundesgerichtsgesetz, BGG) - Bundesgerichtsgesetz
BGG Art. 75 Vorinstanzen - 1 Die Beschwerde ist zulässig gegen Entscheide letzter kantonaler Instanzen, des Bundesverwaltungsgerichts und des Bundespatentgerichts.36
1    Die Beschwerde ist zulässig gegen Entscheide letzter kantonaler Instanzen, des Bundesverwaltungsgerichts und des Bundespatentgerichts.36
2    Die Kantone setzen als letzte kantonale Instanzen obere Gerichte ein. Diese entscheiden als Rechtsmittelinstanzen; ausgenommen sind die Fälle, in denen:
a  ein Bundesgesetz eine einzige kantonale Instanz vorsieht;
b  ein Fachgericht für handelsrechtliche Streitigkeiten als einzige kantonale Instanz entscheidet;
c  eine Klage mit einem Streitwert von mindestens 100 000 Franken mit Zustimmung aller Parteien direkt beim oberen Gericht eingereicht wurde.
LTF; art. 76 al. 1 let. a
SR 173.110 Bundesgesetz vom 17. Juni 2005 über das Bundesgericht (Bundesgerichtsgesetz, BGG) - Bundesgerichtsgesetz
BGG Art. 76 Beschwerderecht - 1 Zur Beschwerde in Zivilsachen ist berechtigt, wer:
1    Zur Beschwerde in Zivilsachen ist berechtigt, wer:
a  vor der Vorinstanz am Verfahren teilgenommen hat oder keine Möglichkeit zur Teilnahme erhalten hat; und
b  durch den angefochtenen Entscheid besonders berührt ist und ein schutzwürdiges Interesse an dessen Aufhebung oder Änderung hat.
2    Gegen Entscheide nach Artikel 72 Absatz 2 steht das Beschwerderecht auch der Bundeskanzlei, den Departementen des Bundes oder, soweit das Bundesrecht es vorsieht, den ihnen unterstellten Dienststellen zu, wenn der angefochtene Entscheid die Bundesgesetzgebung in ihrem Aufgabenbereich verletzen kann.40
et b LTF; art. 90
SR 173.110 Bundesgesetz vom 17. Juni 2005 über das Bundesgericht (Bundesgerichtsgesetz, BGG) - Bundesgerichtsgesetz
BGG Art. 90 Endentscheide - Die Beschwerde ist zulässig gegen Entscheide, die das Verfahren abschliessen.
LTF [ATF 134 III 426 consid. 2.2]; art. 100 al. 1
SR 173.110 Bundesgesetz vom 17. Juni 2005 über das Bundesgericht (Bundesgerichtsgesetz, BGG) - Bundesgerichtsgesetz
BGG Art. 100 Beschwerde gegen Entscheide - 1 Die Beschwerde gegen einen Entscheid ist innert 30 Tagen nach der Eröffnung der vollständigen Ausfertigung beim Bundesgericht einzureichen.
1    Die Beschwerde gegen einen Entscheid ist innert 30 Tagen nach der Eröffnung der vollständigen Ausfertigung beim Bundesgericht einzureichen.
2    Die Beschwerdefrist beträgt zehn Tage:
a  bei Entscheiden der kantonalen Aufsichtsbehörden in Schuldbetreibungs- und Konkurssachen;
b  bei Entscheiden auf den Gebieten der internationalen Rechtshilfe in Strafsachen und der internationalen Amtshilfe in Steuersachen;
c  bei Entscheiden über die Rückgabe eines Kindes nach dem Europäischen Übereinkommen vom 20. Mai 198089 über die Anerkennung und Vollstreckung von Entscheidungen über das Sorgerecht für Kinder und die Wiederherstellung des Sorgerechts oder nach dem Übereinkommen vom 25. Oktober 198090 über die zivilrechtlichen Aspekte internationaler Kindesentführung;
d  bei Entscheiden des Bundespatentgerichts über die Erteilung einer Lizenz nach Artikel 40d des Patentgesetzes vom 25. Juni 195492.
3    Die Beschwerdefrist beträgt fünf Tage:
a  bei Entscheiden der kantonalen Aufsichtsbehörden in Schuldbetreibungs- und Konkurssachen im Rahmen der Wechselbetreibung;
b  bei Entscheiden der Kantonsregierungen über Beschwerden gegen eidgenössische Abstimmungen.
4    Bei Entscheiden der Kantonsregierungen über Beschwerden gegen die Nationalratswahlen beträgt die Beschwerdefrist drei Tage.
5    Bei Beschwerden wegen interkantonaler Kompetenzkonflikte beginnt die Beschwerdefrist spätestens dann zu laufen, wenn in beiden Kantonen Entscheide getroffen worden sind, gegen welche beim Bundesgericht Beschwerde geführt werden kann.
6    ...93
7    Gegen das unrechtmässige Verweigern oder Verzögern eines Entscheids kann jederzeit Beschwerde geführt werden.
et 46 al. 2
SR 173.110 Bundesgesetz vom 17. Juni 2005 über das Bundesgericht (Bundesgerichtsgesetz, BGG) - Bundesgerichtsgesetz
BGG Art. 46 Stillstand - 1 Gesetzlich oder richterlich nach Tagen bestimmte Fristen stehen still:
1    Gesetzlich oder richterlich nach Tagen bestimmte Fristen stehen still:
a  vom siebenten Tag vor Ostern bis und mit dem siebenten Tag nach Ostern;
b  vom 15. Juli bis und mit dem 15. August;
c  vom 18. Dezember bis und mit dem 2. Januar.
2    Absatz 1 gilt nicht in Verfahren betreffend:
a  die aufschiebende Wirkung und andere vorsorgliche Massnahmen;
b  die Wechselbetreibung;
c  Stimmrechtssachen (Art. 82 Bst. c);
d  die internationale Rechtshilfe in Strafsachen und die internationale Amtshilfe in Steuersachen;
e  die öffentlichen Beschaffungen.18
let. a LTF).

2.

2.1. Lorsque, comme en l'espèce, la décision attaquée porte sur des mesures provisionnelles au sens de l'art. 98
SR 173.110 Bundesgesetz vom 17. Juni 2005 über das Bundesgericht (Bundesgerichtsgesetz, BGG) - Bundesgerichtsgesetz
BGG Art. 98 Beschränkte Beschwerdegründe - Mit der Beschwerde gegen Entscheide über vorsorgliche Massnahmen kann nur die Verletzung verfassungsmässiger Rechte gerügt werden.
LTF, le recourant ne peut se plaindre que de la violation de ses droits constitutionnels. Le Tribunal fédéral n'examine de tels griefs que s'ils ont été invoqués et motivés par le recourant ("principe d'allégation", art. 106 al. 2
SR 173.110 Bundesgesetz vom 17. Juni 2005 über das Bundesgericht (Bundesgerichtsgesetz, BGG) - Bundesgerichtsgesetz
BGG Art. 106 Rechtsanwendung - 1 Das Bundesgericht wendet das Recht von Amtes wegen an.
1    Das Bundesgericht wendet das Recht von Amtes wegen an.
2    Es prüft die Verletzung von Grundrechten und von kantonalem und interkantonalem Recht nur insofern, als eine solche Rüge in der Beschwerde vorgebracht und begründet worden ist.
LTF), c'est-à-dire s'ils ont été expressément soulevés et exposés de manière claire et détaillée (ATF 147 I 73 consid. 2.1). Le recourant qui se plaint de la violation d'un droit fondamental ne peut donc se borner à critiquer la décision attaquée comme il le ferait en instance d'appel, où l'autorité de recours jouit d'une libre cognition; il ne peut, en particulier, se contenter d'opposer sa thèse à celle de l'autorité cantonale, mais doit démontrer ses allégations par une argumentation précise (ATF 134 II 349 consid. 3). Le Tribunal fédéral n'entre pas en matière sur les critiques de nature appellatoire (ATF 146 IV 114 consid. 2.1).

2.2. Le Tribunal fédéral statue sur la base des faits établis par l'autorité précédente (art. 105 al. 1
SR 173.110 Bundesgesetz vom 17. Juni 2005 über das Bundesgericht (Bundesgerichtsgesetz, BGG) - Bundesgerichtsgesetz
BGG Art. 105 Massgebender Sachverhalt - 1 Das Bundesgericht legt seinem Urteil den Sachverhalt zugrunde, den die Vorinstanz festgestellt hat.
1    Das Bundesgericht legt seinem Urteil den Sachverhalt zugrunde, den die Vorinstanz festgestellt hat.
2    Es kann die Sachverhaltsfeststellung der Vorinstanz von Amtes wegen berichtigen oder ergänzen, wenn sie offensichtlich unrichtig ist oder auf einer Rechtsverletzung im Sinne von Artikel 95 beruht.
3    Richtet sich die Beschwerde gegen einen Entscheid über die Zusprechung oder Verweigerung von Geldleistungen der Militär- oder Unfallversicherung, so ist das Bundesgericht nicht an die Sachverhaltsfeststellung der Vorinstanz gebunden.95
LTF). Dans l'hypothèse d'un recours soumis à l'art. 98
SR 173.110 Bundesgesetz vom 17. Juni 2005 über das Bundesgericht (Bundesgerichtsgesetz, BGG) - Bundesgerichtsgesetz
BGG Art. 98 Beschränkte Beschwerdegründe - Mit der Beschwerde gegen Entscheide über vorsorgliche Massnahmen kann nur die Verletzung verfassungsmässiger Rechte gerügt werden.
LTF, le recourant qui entend invoquer que les faits ont été établis de manière manifestement inexacte ne peut obtenir la rectification ou le complètement des constatations de fait de l'arrêt cantonal que s'il démontre la violation de droits constitutionnels, conformément au principe d'allégation susmentionné (cf. supra consid. 2.1). Le recourant ne peut se limiter à contredire les constatations litigieuses par ses propres allégations ou par l'exposé de sa propre appréciation des preuves; il doit indiquer de façon précise en quoi ces constatations sont arbitraires au sens de l'art. 9
SR 101 Bundesverfassung der Schweizerischen Eidgenossenschaft vom 18. April 1999
BV Art. 9 Schutz vor Willkür und Wahrung von Treu und Glauben - Jede Person hat Anspruch darauf, von den staatlichen Organen ohne Willkür und nach Treu und Glauben behandelt zu werden.
Cst. (ATF 147 I 73 consid. 2.2; 133 II 249 consid. 1.4.3). Une critique des faits qui ne satisfait pas à cette exigence est irrecevable (art. 106 al. 2
SR 173.110 Bundesgesetz vom 17. Juni 2005 über das Bundesgericht (Bundesgerichtsgesetz, BGG) - Bundesgerichtsgesetz
BGG Art. 106 Rechtsanwendung - 1 Das Bundesgericht wendet das Recht von Amtes wegen an.
1    Das Bundesgericht wendet das Recht von Amtes wegen an.
2    Es prüft die Verletzung von Grundrechten und von kantonalem und interkantonalem Recht nur insofern, als eine solche Rüge in der Beschwerde vorgebracht und begründet worden ist.
LTF; ATF 145 IV 154 consid. 1.1; 140 III 264 consid. 2.3 et les références).
En matière d'appréciation des preuves et d'établissement des faits, il y a arbitraire lorsque l'autorité ne prend pas en compte, sans aucune raison sérieuse, un élément de preuve propre à modifier la décision, lorsqu'elle se trompe manifestement sur son sens et sa portée, ou encore lorsque, en se fondant sur les éléments recueillis, elle en tire des constatations insoutenables (ATF 147 V 35 consid. 4.2; 143 IV 500 consid. 1.1; 140 III 264 consid. 2.3).

3. Le recourant reproche en substance à la juge unique d'avoir arbitrairement refusé d'admettre son incapacité de travail totale, fait nouveau qu'il invoquait à l'appui de sa requête de modification de mesures provisionnelles en vue d'être délié de son obligation d'entretien envers ses enfants et d'obtenir une contribution d'entretien de la part de l'intimée.

3.1.

3.1.1. Conformément à la maxime inquisitoire illimitée (art. 296 al. 1
SR 272 Schweizerische Zivilprozessordnung vom 19. Dezember 2008 (Zivilprozessordnung, ZPO) - Gerichtsstandsgesetz
ZPO Art. 296 Untersuchungs- und Offizialgrundsatz - 1 Das Gericht erforscht den Sachverhalt von Amtes wegen.
1    Das Gericht erforscht den Sachverhalt von Amtes wegen.
2    Zur Aufklärung der Abstammung haben Parteien und Dritte an Untersuchungen mitzuwirken, die nötig und ohne Gefahr für die Gesundheit sind. Die Bestimmungen über die Verweigerungsrechte der Parteien und von Dritten sind nicht anwendbar.
3    Das Gericht entscheidet ohne Bindung an die Parteianträge.
CPC), le juge saisi de questions relatives aux enfants dans les affaires de droit de la famille a le devoir d'éclaircir les faits et de prendre en considération d'office tous les éléments qui peuvent être importants pour rendre une décision conforme à l'intérêt de l'enfant. Il n'est lié ni par les faits allégués, ni par les faits admis, ni par les moyens de preuve invoqués par les parties; il ordonne d'office l'administration de tous les moyens de preuve propres et nécessaires à établir les faits pertinents (ATF 144 III 349 consid. 4.2.1 et les références; arrêt 5A 647/2021 du 19 novembre 2021 consid. 4.2.1 et les références). Cette obligation du juge d'établir d'office les faits n'est cependant pas sans limite. La maxime inquisitoire ne dispense pas, en effet, les parties de collaborer activement à la procédure et d'étayer leurs propres thèses; il leur incombe de renseigner le juge sur les faits de la cause et de lui indiquer les moyens de preuve disponibles (ATF 128 III 411 consid. 3.2.1 et les références).

3.1.2. En matière de droit de la famille, l'état de santé doit s'analyser indépendamment d'éventuels droits envers l'assurance-invalidité. Ainsi, une incapacité de travail durable, telle qu'attestée par des certificats médicaux, peut, selon les circonstances, suffire à admettre que l'intéressé ne peut effectivement trouver un emploi (arrêts 5A 1040/2020 du 8 juin 2021 consid. 3.1.2; 5A 836/2015 du 8 avril 2016 consid. 5.2). Le dépôt de n'importe quel certificat médical ne suffit cependant pas à rendre vraisemblable l'incapacité de travail alléguée. L'élément déterminant pour la valeur probante d'un rapport médical n'est ni son origine ni sa désignation, mais son contenu. Il importe notamment que la description des interférences médicales soit claire et que les conclusions du médecin soient bien motivées (ATF 134 V 231 consid. 5.1; 125 V 351 consid. 3a; arrêt 5A 799/2021 du 12 avril 2022 consid. 3.2.2 et les références). Une attestation médicale qui relève l'existence d'une incapacité de travail sans autres explications n'a ainsi pas une grande force probante (arrêt 5A 799/2021 précité ibid. et la référence).

3.2. La juge cantonale a considéré que, vu la situation modeste des parties et les obligations parentales du recourant envers ses deux enfants mineurs, il convenait d'examiner avec sévérité le caractère exigible de l'exercice d'une activité lucrative. Or, et contrairement au premier juge, la magistrate cantonale a retenu que le recourant n'était pas parvenu à établir son incapacité de travail et ainsi la modification importante et durable de sa situation financière, vu la faible valeur probante des documents produits à cette fin. Les certificats médicaux dont il se prévalait indiquaient uniquement une incapacité de travail à 100% de mai 2021 à avril 2022; si ces attestations avaient certes été établies par un médecin spécialiste (psychiatre), elles n'expliquaient pas les raisons médicales qui empêcheraient l'intéressé de travailler, ni sur quels examens ce médecin se fondait; l'on ne savait ainsi rien de la pathologie du recourant et l'on ignorait tout des raisons pour lesquelles il ne pourrait exercer aucune activité lucrative. Le fait ensuite que l'Office AI eût considéré qu'aucune mesure de réadaptation n'était possible en raison de "l'état de santé" du recourant n'y changeait rien dès lors que l'on ne connaissait pas non plus
les éléments sur lesquels le médecin s'était fondé pour parvenir à cette conclusion; l'AI ne s'était d'ailleurs toujours pas prononcée sur la question de l'octroi d'une rente. La juge unique a ainsi rejeté la requête de modification de mesures provisionnelles que le recourant avait déposée le 17 novembre 2021 et maintenu son obligation d'entretien envers ses enfants à hauteur de 235 fr. par mois dès le 1er février 2021, son épouse étant pour sa part dispensée du paiement d'une contribution d'entretien en sa faveur dès la même date.

3.3.

3.3.1. La motivation que développe le recourant quant à l'appréciation des moyens de preuve soumis au tribunal ne permet pas de faire apparaître l'arbitraire de celle-ci, ses critiques étant essentiellement appellatoires. Il en est ainsi lorsqu'il affirme, au sujet des certificats médicaux produits, que "le commun des mortels comprend clairement qu'une personne en arrêt à 100%... ne peut pas travailler du tout", que, vu la spécialisation du médecin qui avait établi le certificat, il serait aisé de déduire la nature des affections dont il souffrait, "au moins dans les grandes lignes", que "l'un dans l'autre, point n'[était] besoin d'être expert médical pour se rendre compte que [s]es problèmes de santé physique [...avaient] fini par atteindre son esprit et le plonger dans la dépression". Le simple renvoi à l'ordonnance de mesures provisionnelles du 15 mars 2022 et à son appréciation qui lui est favorable n'est d'ailleurs d'aucun secours au recourant, un tel procédé étant inadmissible (ATF 133 II 395 consid. 3.2). Le recourant est également malvenu de se réfugier derrière le secret médical et son droit au respect à la vie privée pour justifier le caractère lacunaire des certificats sur lesquels il s'appuie. Contrairement à ce qu'il
paraît déduire de la motivation cantonale, il ne s'agit pas d'exiger de lui un rapport complet, décrivant précisément les affections dont il souffre ainsi que leur évolution, mais uniquement une description claire de son atteinte à la santé et les raisons de son impact éventuel sur sa capacité de travail, étant incontesté que la simple indication d'une incapacité de travail pour cause de "maladie" est insuffisante au regard de la jurisprudence susmentionnée. Prétendre que l'arrêt entrepris "ruinerait définitivement toute chance d'obtenir une nouvelle décision, quel que soit son état de santé, du moins pour plusieurs années" apparaît ainsi pour le moins excessif.
L'on relèvera encore que le recourant ne conteste pas non plus l'appréciation cantonale selon laquelle la décision AI ne permettait pas de retenir les éléments sur lesquels s'était fondé le médecin pour conclure qu'aucune mesure de réadaptation n'était ici possible: se limiter à affirmer à cet égard que le texte de cette décision était claire en ce sens qu'"il n'[était] pas apte une mesure de réadaptation, point" est manifestement insuffisant.

3.3.2. Déterminer si, conformément à la maxime inquisitoire (consid. 3.1.1 supra) et vu le caractère lacunaire des certificats médicaux produits, la juge unique aurait dû éclaircir la question de l'incapacité de travail du recourant peut rester indécis: celui-ci n'invoque en effet nullement l'application arbitraire de l'art. 296 al. 1
SR 272 Schweizerische Zivilprozessordnung vom 19. Dezember 2008 (Zivilprozessordnung, ZPO) - Gerichtsstandsgesetz
ZPO Art. 296 Untersuchungs- und Offizialgrundsatz - 1 Das Gericht erforscht den Sachverhalt von Amtes wegen.
1    Das Gericht erforscht den Sachverhalt von Amtes wegen.
2    Zur Aufklärung der Abstammung haben Parteien und Dritte an Untersuchungen mitzuwirken, die nötig und ohne Gefahr für die Gesundheit sind. Die Bestimmungen über die Verweigerungsrechte der Parteien und von Dritten sind nicht anwendbar.
3    Das Gericht entscheidet ohne Bindung an die Parteianträge.
CPC, en sorte que le Tribunal fédéral n'a pas à examiner cette question (consid. 2.1 supra).

4.
En définitive, le recours est rejeté dans la faible mesure de sa recevabilité. En tant que les conclusions du recourant étaient d'emblée vouées à l'échec, sa requête d'assistance judiciaire doit être rejetée (art. 64 al. 1
SR 173.110 Bundesgesetz vom 17. Juni 2005 über das Bundesgericht (Bundesgerichtsgesetz, BGG) - Bundesgerichtsgesetz
BGG Art. 64 Unentgeltliche Rechtspflege - 1 Das Bundesgericht befreit eine Partei, die nicht über die erforderlichen Mittel verfügt, auf Antrag von der Bezahlung der Gerichtskosten und von der Sicherstellung der Parteientschädigung, sofern ihr Rechtsbegehren nicht aussichtslos erscheint.
1    Das Bundesgericht befreit eine Partei, die nicht über die erforderlichen Mittel verfügt, auf Antrag von der Bezahlung der Gerichtskosten und von der Sicherstellung der Parteientschädigung, sofern ihr Rechtsbegehren nicht aussichtslos erscheint.
2    Wenn es zur Wahrung ihrer Rechte notwendig ist, bestellt das Bundesgericht der Partei einen Anwalt oder eine Anwältin. Der Anwalt oder die Anwältin hat Anspruch auf eine angemessene Entschädigung aus der Gerichtskasse, soweit der Aufwand für die Vertretung nicht aus einer zugesprochenen Parteientschädigung gedeckt werden kann.
3    Über das Gesuch um unentgeltliche Rechtspflege entscheidet die Abteilung in der Besetzung mit drei Richtern oder Richterinnen. Vorbehalten bleiben Fälle, die im vereinfachten Verfahren nach Artikel 108 behandelt werden. Der Instruktionsrichter oder die Instruktionsrichterin kann die unentgeltliche Rechtspflege selbst gewähren, wenn keine Zweifel bestehen, dass die Voraussetzungen erfüllt sind.
4    Die Partei hat der Gerichtskasse Ersatz zu leisten, wenn sie später dazu in der Lage ist.
LTF) et les frais judiciaires mis à sa charge (art. 66 al. 1
SR 173.110 Bundesgesetz vom 17. Juni 2005 über das Bundesgericht (Bundesgerichtsgesetz, BGG) - Bundesgerichtsgesetz
BGG Art. 66 Erhebung und Verteilung der Gerichtskosten - 1 Die Gerichtskosten werden in der Regel der unterliegenden Partei auferlegt. Wenn die Umstände es rechtfertigen, kann das Bundesgericht die Kosten anders verteilen oder darauf verzichten, Kosten zu erheben.
1    Die Gerichtskosten werden in der Regel der unterliegenden Partei auferlegt. Wenn die Umstände es rechtfertigen, kann das Bundesgericht die Kosten anders verteilen oder darauf verzichten, Kosten zu erheben.
2    Wird ein Fall durch Abstandserklärung oder Vergleich erledigt, so kann auf die Erhebung von Gerichtskosten ganz oder teilweise verzichtet werden.
3    Unnötige Kosten hat zu bezahlen, wer sie verursacht.
4    Dem Bund, den Kantonen und den Gemeinden sowie mit öffentlich-rechtlichen Aufgaben betrauten Organisationen dürfen in der Regel keine Gerichtskosten auferlegt werden, wenn sie in ihrem amtlichen Wirkungskreis, ohne dass es sich um ihr Vermögensinteresse handelt, das Bundesgericht in Anspruch nehmen oder wenn gegen ihre Entscheide in solchen Angelegenheiten Beschwerde geführt worden ist.
5    Mehrere Personen haben die ihnen gemeinsam auferlegten Gerichtskosten, wenn nichts anderes bestimmt ist, zu gleichen Teilen und unter solidarischer Haftung zu tragen.
LTF). Aucune indemnité de dépens n'est attribuée à l'intimée, qui n'a pas été invitée à se déterminer.

Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :

1.
Le recours est rejeté dans la mesure où il est recevable.

2.
La requête d'assistance judiciaire du recourant est rejetée.

3.
Les frais judiciaires, arrêtés à 1'000 fr., sont mis à la charge du recourant.

4.
Le présent arrêt est communiqué aux parties et au Tribunal cantonal du canton de Vaud, Cour d'appel civile, Juge unique.

Lausanne, le 18 janvier 2023

Au nom de la IIe Cour de droit civil
du Tribunal fédéral suisse

Le Président : Herrmann

La Greffière : de Poret Bortolaso