Tribunal fédéral
Tribunale federale
Tribunal federal
4A 467/2019, 4A 469/2019
Arrêt du 23 mars 2022
Ire Cour de droit civil
Composition
Mmes les Juges fédérales
Hohl, Présidente, Kiss et Niquille.
Greffier : M. Douzals.
Participants à la procédure
4A 467/2019
A.________,
représenté par Me Philippe Ciocca, avocat,
demandeur et recourant,
contre
1. B.________ SA,
2. C.________ SA,
toutes deux représentées par Me Antoine Kohler, avocat,
défenderesses et intimées,
et
4A 469/2019
1. B.________ SA,
2. C.________ SA,
toutes deux représentées par Me Antoine Kohler, avocat,
défenderesses et recourantes,
contre
A.________,
représenté par Me Philippe Ciocca, avocat,
demandeur et intimé.
Objet
contrat de travail; résiliation immédiate; droits d'options; fait nouveau survenu après le début des délibérations de la cour d'appel (art. 99 al. 1
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SR 173.110 Bundesgesetz vom 17. Juni 2005 über das Bundesgericht (Bundesgerichtsgesetz, BGG) - Bundesgerichtsgesetz BGG Art. 99 - 1 Neue Tatsachen und Beweismittel dürfen nur so weit vorgebracht werden, als erst der Entscheid der Vorinstanz dazu Anlass gibt. |
|
1 | Neue Tatsachen und Beweismittel dürfen nur so weit vorgebracht werden, als erst der Entscheid der Vorinstanz dazu Anlass gibt. |
2 | Neue Begehren sind unzulässig. |
recours en matière civile contre l'arrêt rendu le 18 juillet 2019 par la Cour d'appel civile du
Tribunal cantonal du canton de Vaud
(PT15.041347-181819 et 181820 425).
Faits :
A.
A.a. Par contrat de travail du 12 juillet 2007, A.________ (ci-après: l'employé ou le demandeur), né le... 1971 et domicilié en France, a été engagé par D.________ SA, devenue B.________ SA le 9 avril 2015 (ci-après: l'employeuse ou la défenderesse no 1), laquelle est détenue par C.________ SA (ci-après: la société détentrice ou la défenderesse no 2). Engagé initialement en qualité de contrôleur de gestion, il a été nommé en 2009 responsable du contrôle de gestion, puis, en 2012, directeur financier du groupe qui exploitait alors dix cliniques. Son salaire mensualisé s'élevait à 18'409 fr.
Conformément au plan de participation de son employeuse, l'employé se voyait octroyer, en sus de sa rémunération fixe, des options lui donnant le droit de souscrire des actions nominatives de la société détentrice. Toutefois, selon le ch. 7.1 dudit plan, les options attribuées en application du plan qui n'ont pas encore été exercées sont perdues en cas de cessation des rapports de mandat ou de travail par une démission de plein gré ou un licenciement pour faute grave entre le bénéficiaire et la société ou l'une de ses filiales.
A.b. Entre le mois d'août et le mois de septembre 2014, l'employeuse a été victime d'une escroquerie. Elle a ainsi versé les loyers de la clinique E.________ (ci-après: la clinique) du mois de septembre 2014 par 530'117 fr., qui devaient l'être à une régie de la place de U.________, à une société inconnue en Pologne. Les détails de l'incident seront exposés dans la partie " en droit ".
L'employeuse ne s'est rendue compte de l'escroquerie que le 26 septembre 2014. Elle a déposé plainte pénale contre inconnu le 29 septembre 2014.
A.c. Le 30 septembre 2014, elle a licencié l'employé, qui avait visé le versement, avec effet immédiat. Ni la comptable, ni la responsable du service comptable pour la Suisse romande, ni le directeur de la clinique, ni la directrice administrative de la société détentrice, qui tous ont été abusés par l'escroc, n'ont été licenciés.
L'employé s'est opposé à son licenciement, demandant qu'il soit " revu ". Le 8 octobre 2014, l'employeuse lui a confirmé son licenciement. Il s'y est opposé.
Peu après ce licenciement, l'employeuse a centralisé une partie de son service comptable en Suisse alémanique.
L'employé a été en incapacité de travail du 30 septembre au 20 octobre 2014, puis jusqu'au 20 avril 2015.
A.d. Le 28 octobre 2014, la société détentrice a informé l'employé que les options qui lui avaient été octroyées, soit 3'500 options selon le plan de participation 2010/2011 et 30'000 options selon le plan 2012, étaient perdues pour lui, conformément à l'art. 7.1 desdits plans. Le 29 octobre 2014, l'employé a signalé avoir l'intention d'exercer ses droits d'options.
B.
Le 25 mars 2015, l'employé a saisi la Chambre patrimoniale cantonale du canton de Vaud d'une requête de conciliation contre l'employeuse et la société qui la détient. À la suite de l'échec de la conciliation, il a déposé sa demande le 18 septembre 2015, faisant valoir plusieurs prétentions découlant de la fin de la relation de travail.
Admettant devoir les montants de 23'591 fr. 50 brut et de 10'279 fr. 75 net et concluant pour le surplus au rejet des prétentions du demandeur, l'employeuse a conclu, reconventionnellement, à la condamnation de l'employé au paiement d'un montant réduit finalement à 530'117 fr., déduction faite des montants admis.
La société détentrice a conclu au rejet de la demande.
Par jugement du 28 septembre 2018, la Chambre patrimoniale cantonale a, en substance, (1) condamné l'employeuse à payer au demandeur le montant de 144'325 fr. 25 avec intérêts (correspondant à deux mois de salaire selon l'art. 337c al. 1
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SR 220 Erste Abteilung: Allgemeine Bestimmungen Erster Titel: Die Entstehung der Obligationen Erster Abschnitt: Die Entstehung durch Vertrag OR Art. 337c - 1 Entlässt der Arbeitgeber den Arbeitnehmer fristlos ohne wichtigen Grund, so hat dieser Anspruch auf Ersatz dessen, was er verdient hätte, wenn das Arbeitsverhältnis unter Einhaltung der Kündigungsfrist oder durch Ablauf der bestimmten Vertragszeit beendigt worden wäre. |
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1 | Entlässt der Arbeitgeber den Arbeitnehmer fristlos ohne wichtigen Grund, so hat dieser Anspruch auf Ersatz dessen, was er verdient hätte, wenn das Arbeitsverhältnis unter Einhaltung der Kündigungsfrist oder durch Ablauf der bestimmten Vertragszeit beendigt worden wäre. |
2 | Der Arbeitnehmer muss sich daran anrechnen lassen, was er infolge der Beendigung des Arbeitsverhältnisses erspart hat und was er durch anderweitige Arbeit verdient oder zu verdienen absichtlich unterlassen hat. |
3 | Der Richter kann den Arbeitgeber verpflichten, dem Arbeitnehmer eine Entschädigung zu bezahlen, die er nach freiem Ermessen unter Würdigung aller Umstände festlegt; diese Entschädigung darf jedoch den Lohn des Arbeitnehmers für sechs Monate nicht übersteigen. |
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SR 220 Erste Abteilung: Allgemeine Bestimmungen Erster Titel: Die Entstehung der Obligationen Erster Abschnitt: Die Entstehung durch Vertrag OR Art. 337c - 1 Entlässt der Arbeitgeber den Arbeitnehmer fristlos ohne wichtigen Grund, so hat dieser Anspruch auf Ersatz dessen, was er verdient hätte, wenn das Arbeitsverhältnis unter Einhaltung der Kündigungsfrist oder durch Ablauf der bestimmten Vertragszeit beendigt worden wäre. |
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1 | Entlässt der Arbeitgeber den Arbeitnehmer fristlos ohne wichtigen Grund, so hat dieser Anspruch auf Ersatz dessen, was er verdient hätte, wenn das Arbeitsverhältnis unter Einhaltung der Kündigungsfrist oder durch Ablauf der bestimmten Vertragszeit beendigt worden wäre. |
2 | Der Arbeitnehmer muss sich daran anrechnen lassen, was er infolge der Beendigung des Arbeitsverhältnisses erspart hat und was er durch anderweitige Arbeit verdient oder zu verdienen absichtlich unterlassen hat. |
3 | Der Richter kann den Arbeitgeber verpflichten, dem Arbeitnehmer eine Entschädigung zu bezahlen, die er nach freiem Ermessen unter Würdigung aller Umstände festlegt; diese Entschädigung darf jedoch den Lohn des Arbeitnehmers für sechs Monate nicht übersteigen. |
Statuant sur appels des parties par arrêt du 18 juillet 2019, la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté l'appel des deux défenderesses et a partiellement admis l'appel du demandeur. En sus de ce qu'avaient décidé les premiers juges, elle a condamné la défenderesse no 2 à délivrer au demandeur 30'000 actions de sa société à réception du paiement de 28 fr. par action par le demandeur, conformément au plan de participation 2012.
En bref, la cour cantonale a nié que l'escroquerie dont l'employeuse avait été victime eût conduit à rompre de manière irrémédiable la confiance nécessaire entre celle-ci et son employé. Elle a alloué à celui-ci deux mois de salaire (art. 337c al. 1
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SR 220 Erste Abteilung: Allgemeine Bestimmungen Erster Titel: Die Entstehung der Obligationen Erster Abschnitt: Die Entstehung durch Vertrag OR Art. 337c - 1 Entlässt der Arbeitgeber den Arbeitnehmer fristlos ohne wichtigen Grund, so hat dieser Anspruch auf Ersatz dessen, was er verdient hätte, wenn das Arbeitsverhältnis unter Einhaltung der Kündigungsfrist oder durch Ablauf der bestimmten Vertragszeit beendigt worden wäre. |
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1 | Entlässt der Arbeitgeber den Arbeitnehmer fristlos ohne wichtigen Grund, so hat dieser Anspruch auf Ersatz dessen, was er verdient hätte, wenn das Arbeitsverhältnis unter Einhaltung der Kündigungsfrist oder durch Ablauf der bestimmten Vertragszeit beendigt worden wäre. |
2 | Der Arbeitnehmer muss sich daran anrechnen lassen, was er infolge der Beendigung des Arbeitsverhältnisses erspart hat und was er durch anderweitige Arbeit verdient oder zu verdienen absichtlich unterlassen hat. |
3 | Der Richter kann den Arbeitgeber verpflichten, dem Arbeitnehmer eine Entschädigung zu bezahlen, die er nach freiem Ermessen unter Würdigung aller Umstände festlegt; diese Entschädigung darf jedoch den Lohn des Arbeitnehmers für sechs Monate nicht übersteigen. |
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SR 220 Erste Abteilung: Allgemeine Bestimmungen Erster Titel: Die Entstehung der Obligationen Erster Abschnitt: Die Entstehung durch Vertrag OR Art. 337c - 1 Entlässt der Arbeitgeber den Arbeitnehmer fristlos ohne wichtigen Grund, so hat dieser Anspruch auf Ersatz dessen, was er verdient hätte, wenn das Arbeitsverhältnis unter Einhaltung der Kündigungsfrist oder durch Ablauf der bestimmten Vertragszeit beendigt worden wäre. |
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1 | Entlässt der Arbeitgeber den Arbeitnehmer fristlos ohne wichtigen Grund, so hat dieser Anspruch auf Ersatz dessen, was er verdient hätte, wenn das Arbeitsverhältnis unter Einhaltung der Kündigungsfrist oder durch Ablauf der bestimmten Vertragszeit beendigt worden wäre. |
2 | Der Arbeitnehmer muss sich daran anrechnen lassen, was er infolge der Beendigung des Arbeitsverhältnisses erspart hat und was er durch anderweitige Arbeit verdient oder zu verdienen absichtlich unterlassen hat. |
3 | Der Richter kann den Arbeitgeber verpflichten, dem Arbeitnehmer eine Entschädigung zu bezahlen, die er nach freiem Ermessen unter Würdigung aller Umstände festlegt; diese Entschädigung darf jedoch den Lohn des Arbeitnehmers für sechs Monate nicht übersteigen. |
C.
Contre cet arrêt, les parties ont interjeté recours en matière civile au Tribunal fédéral.
C.a. Les défenderesses concluent à la réforme de l'arrêt attaqué, en ce sens que la demande soit rejetée, sauf en ce qui concerne deux montants qui ont déjà été pris en considération dans le montant de 144'325 fr. 25 qu'elles ont été condamnées à payer, et, sur reconvention, en ce sens que le demandeur soit condamné à verser à l'employeuse le montant de 530'117 fr., sous déduction des deux montants susmentionnés. Subsidiairement, elles concluent à l'annulation de l'arrêt attaqué et au renvoi de la cause à la cour cantonale pour nouvelle décision dans le sens des considérants.
C.b. Le demandeur conclut à ce que la condamnation à la délivrance des actions auxquelles il a droit soit remplacée par des dommages-intérêts d'un montant de 1'103'500 fr. avec intérêts et, subsidiairement, au maintien de la condamnation des défenderesses à la délivrance des actions avec la précision " d'une valeur nominale de CHF 5.- ". Plus subsidiairement, il conclut à la délivrance de 17'500 actions d'une valeur nominale de 1 fr. contre paiement de 3 fr. 80 par action et de 150'000 actions d'une valeur nominale de 1 fr. contre paiement de 5 fr. 60 par action. Plus subsidiairement encore, il conclut à l'annulation de l'arrêt et au renvoi de la cause à la cour cantonale pour nouvelle décision dans le sens des considérants.
C.c. Le 19 août 2019, le demandeur a déposé une requête en rectification de l'arrêt de la Cour d'appel civile auprès de celle-ci, invoquant le spliteffectué par la société détentrice sur la valeur nominale de ses actions et l'absence d'indication de la valeur nominale des actions de la société détentrice qui lui avaient été allouées conformément aux deux plans de participation.
Par ordonnance présidentielle du 10 octobre 2019, les procédures devant le Tribunal fédéral ont été suspendues, la Cour d'appel civile étant invitée à communiquer au Tribunal fédéral une copie de sa décision, et la requête d'effet suspensif a été rejetée en l'état.
Relancée par la Cour de céans par courrier du 10 décembre 2021, la Cour d'appel civile et le demandeur ont produit le prononcé du 18 octobre 2019 rejetant la requête de rectification. Chacune des parties a alors été invitée à répondre au recours de l'autre.
La cour cantonale se réfère aux considérants de son arrêt.
Chacune des parties a répondu au recours de sa partie adverse, respectivement le 21 janvier et le 10 février 2022. Chaque partie a persisté dans ses conclusions et conclu au rejet du recours de sa partie adverse respective.
Considérant en droit :
1.
Le demandeur et les défenderesses ont interjeté recours. Les recours sont dirigés contre le même jugement et reposent sur le même complexe de faits. Par conséquent, il se justifie de joindre les deux procédures et de statuer par un seul arrêt.
Interjetés en temps utile (art. 100 al. 1
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SR 173.110 Bundesgesetz vom 17. Juni 2005 über das Bundesgericht (Bundesgerichtsgesetz, BGG) - Bundesgerichtsgesetz BGG Art. 100 Beschwerde gegen Entscheide - 1 Die Beschwerde gegen einen Entscheid ist innert 30 Tagen nach der Eröffnung der vollständigen Ausfertigung beim Bundesgericht einzureichen. |
|
1 | Die Beschwerde gegen einen Entscheid ist innert 30 Tagen nach der Eröffnung der vollständigen Ausfertigung beim Bundesgericht einzureichen. |
2 | Die Beschwerdefrist beträgt zehn Tage: |
a | bei Entscheiden der kantonalen Aufsichtsbehörden in Schuldbetreibungs- und Konkurssachen; |
b | bei Entscheiden auf den Gebieten der internationalen Rechtshilfe in Strafsachen und der internationalen Amtshilfe in Steuersachen; |
c | bei Entscheiden über die Rückgabe eines Kindes nach dem Europäischen Übereinkommen vom 20. Mai 198090 über die Anerkennung und Vollstreckung von Entscheidungen über das Sorgerecht für Kinder und die Wiederherstellung des Sorgerechts oder nach dem Übereinkommen vom 25. Oktober 198091 über die zivilrechtlichen Aspekte internationaler Kindesentführung; |
d | bei Entscheiden des Bundespatentgerichts über die Erteilung einer Lizenz nach Artikel 40d des Patentgesetzes vom 25. Juni 195493. |
3 | Die Beschwerdefrist beträgt fünf Tage: |
a | bei Entscheiden der kantonalen Aufsichtsbehörden in Schuldbetreibungs- und Konkurssachen im Rahmen der Wechselbetreibung; |
b | bei Entscheiden der Kantonsregierungen über Beschwerden gegen eidgenössische Abstimmungen. |
4 | Bei Entscheiden der Kantonsregierungen über Beschwerden gegen die Nationalratswahlen beträgt die Beschwerdefrist drei Tage. |
5 | Bei Beschwerden wegen interkantonaler Kompetenzkonflikte beginnt die Beschwerdefrist spätestens dann zu laufen, wenn in beiden Kantonen Entscheide getroffen worden sind, gegen welche beim Bundesgericht Beschwerde geführt werden kann. |
6 | ...94 |
7 | Gegen das unrechtmässige Verweigern oder Verzögern eines Entscheids kann jederzeit Beschwerde geführt werden. |
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SR 173.110 Bundesgesetz vom 17. Juni 2005 über das Bundesgericht (Bundesgerichtsgesetz, BGG) - Bundesgerichtsgesetz BGG Art. 46 Stillstand - 1 Gesetzlich oder richterlich nach Tagen bestimmte Fristen stehen still: |
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1 | Gesetzlich oder richterlich nach Tagen bestimmte Fristen stehen still: |
a | vom siebenten Tag vor Ostern bis und mit dem siebenten Tag nach Ostern; |
b | vom 15. Juli bis und mit dem 15. August; |
c | vom 18. Dezember bis und mit dem 2. Januar. |
2 | Absatz 1 gilt nicht in Verfahren betreffend: |
a | die aufschiebende Wirkung und andere vorsorgliche Massnahmen; |
b | die Wechselbetreibung; |
c | Stimmrechtssachen (Art. 82 Bst. c); |
d | die internationale Rechtshilfe in Strafsachen und die internationale Amtshilfe in Steuersachen; |
e | die öffentlichen Beschaffungen.19 |
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SR 173.110 Bundesgesetz vom 17. Juni 2005 über das Bundesgericht (Bundesgerichtsgesetz, BGG) - Bundesgerichtsgesetz BGG Art. 45 Ende - 1 Ist der letzte Tag der Frist ein Samstag, ein Sonntag oder ein vom Bundesrecht oder vom kantonalen Recht anerkannter Feiertag, so endet sie am nächstfolgenden Werktag. |
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1 | Ist der letzte Tag der Frist ein Samstag, ein Sonntag oder ein vom Bundesrecht oder vom kantonalen Recht anerkannter Feiertag, so endet sie am nächstfolgenden Werktag. |
2 | Massgebend ist das Recht des Kantons, in dem die Partei oder ihr Vertreter beziehungsweise ihre Vertreterin den Wohnsitz oder den Sitz hat. |
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SR 173.110 Bundesgesetz vom 17. Juni 2005 über das Bundesgericht (Bundesgerichtsgesetz, BGG) - Bundesgerichtsgesetz BGG Art. 76 Beschwerderecht - 1 Zur Beschwerde in Zivilsachen ist berechtigt, wer: |
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1 | Zur Beschwerde in Zivilsachen ist berechtigt, wer: |
a | vor der Vorinstanz am Verfahren teilgenommen hat oder keine Möglichkeit zur Teilnahme erhalten hat; und |
b | durch den angefochtenen Entscheid besonders berührt ist und ein schutzwürdiges Interesse an dessen Aufhebung oder Änderung hat. |
2 | Gegen Entscheide nach Artikel 72 Absatz 2 steht das Beschwerderecht auch der Bundeskanzlei, den Departementen des Bundes oder, soweit das Bundesrecht es vorsieht, den ihnen unterstellten Dienststellen zu, wenn der angefochtene Entscheid die Bundesgesetzgebung in ihrem Aufgabenbereich verletzen kann.41 |
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SR 173.110 Bundesgesetz vom 17. Juni 2005 über das Bundesgericht (Bundesgerichtsgesetz, BGG) - Bundesgerichtsgesetz BGG Art. 90 Endentscheide - Die Beschwerde ist zulässig gegen Entscheide, die das Verfahren abschliessen. |
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SR 173.110 Bundesgesetz vom 17. Juni 2005 über das Bundesgericht (Bundesgerichtsgesetz, BGG) - Bundesgerichtsgesetz BGG Art. 75 Vorinstanzen - 1 Die Beschwerde ist zulässig gegen Entscheide letzter kantonaler Instanzen, des Bundesverwaltungsgerichts und des Bundespatentgerichts.37 |
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1 | Die Beschwerde ist zulässig gegen Entscheide letzter kantonaler Instanzen, des Bundesverwaltungsgerichts und des Bundespatentgerichts.37 |
2 | Die Kantone setzen als letzte kantonale Instanzen obere Gerichte ein. Diese entscheiden als Rechtsmittelinstanzen; ausgenommen sind die Fälle, in denen: |
a | ein Bundesgesetz eine einzige kantonale Instanz vorsieht; |
b | ein Fachgericht für handelsrechtliche Streitigkeiten als einzige kantonale Instanz entscheidet; |
c | eine Klage mit einem Streitwert von mindestens 100 000 Franken mit Zustimmung aller Parteien direkt beim oberen Gericht eingereicht wurde. |
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SR 173.110 Bundesgesetz vom 17. Juni 2005 über das Bundesgericht (Bundesgerichtsgesetz, BGG) - Bundesgerichtsgesetz BGG Art. 72 Grundsatz - 1 Das Bundesgericht beurteilt Beschwerden gegen Entscheide in Zivilsachen. |
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1 | Das Bundesgericht beurteilt Beschwerden gegen Entscheide in Zivilsachen. |
2 | Der Beschwerde in Zivilsachen unterliegen auch: |
a | Entscheide in Schuldbetreibungs- und Konkurssachen; |
b | öffentlich-rechtliche Entscheide, die in unmittelbarem Zusammenhang mit Zivilrecht stehen, insbesondere Entscheide: |
b1 | über die Anerkennung und Vollstreckung von Entscheiden und über die Rechtshilfe in Zivilsachen, |
b2 | über die Führung des Grundbuchs, des Zivilstands- und des Handelsregisters sowie der Register für Marken, Muster und Modelle, Erfindungspatente, Pflanzensorten und Topografien, |
b3 | über die Bewilligung zur Namensänderung, |
b4 | auf dem Gebiet der Aufsicht über die Stiftungen mit Ausnahme der Vorsorge- und Freizügigkeitseinrichtungen, |
b5 | auf dem Gebiet der Aufsicht über die Willensvollstrecker und -vollstreckerinnen und andere erbrechtliche Vertreter und Vertreterinnen, |
b6 | auf dem Gebiet des Kindes- und Erwachsenenschutzes, |
b7 | ... |
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SR 173.110 Bundesgesetz vom 17. Juni 2005 über das Bundesgericht (Bundesgerichtsgesetz, BGG) - Bundesgerichtsgesetz BGG Art. 74 Streitwertgrenze - 1 In vermögensrechtlichen Angelegenheiten ist die Beschwerde nur zulässig, wenn der Streitwert mindestens beträgt: |
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1 | In vermögensrechtlichen Angelegenheiten ist die Beschwerde nur zulässig, wenn der Streitwert mindestens beträgt: |
a | 15 000 Franken in arbeits- und mietrechtlichen Fällen; |
b | 30 000 Franken in allen übrigen Fällen. |
2 | Erreicht der Streitwert den massgebenden Betrag nach Absatz 1 nicht, so ist die Beschwerde dennoch zulässig: |
a | wenn sich eine Rechtsfrage von grundsätzlicher Bedeutung stellt; |
b | wenn ein Bundesgesetz eine einzige kantonale Instanz vorsieht; |
c | gegen Entscheide der kantonalen Aufsichtsbehörden in Schuldbetreibungs- und Konkurssachen; |
d | gegen Entscheide des Konkurs- und Nachlassrichters oder der Konkurs- und Nachlassrichterin; |
e | gegen Entscheide des Bundespatentgerichts. |
2.
2.1. Le Tribunal fédéral statue sur la base des faits établis par l'autorité précédente (art. 105 al. 1
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SR 173.110 Bundesgesetz vom 17. Juni 2005 über das Bundesgericht (Bundesgerichtsgesetz, BGG) - Bundesgerichtsgesetz BGG Art. 105 Massgebender Sachverhalt - 1 Das Bundesgericht legt seinem Urteil den Sachverhalt zugrunde, den die Vorinstanz festgestellt hat. |
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1 | Das Bundesgericht legt seinem Urteil den Sachverhalt zugrunde, den die Vorinstanz festgestellt hat. |
2 | Es kann die Sachverhaltsfeststellung der Vorinstanz von Amtes wegen berichtigen oder ergänzen, wenn sie offensichtlich unrichtig ist oder auf einer Rechtsverletzung im Sinne von Artikel 95 beruht. |
3 | Richtet sich die Beschwerde gegen einen Entscheid über die Zusprechung oder Verweigerung von Geldleistungen der Militär- oder Unfallversicherung, so ist das Bundesgericht nicht an die Sachverhaltsfeststellung der Vorinstanz gebunden.96 |
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SR 173.110 Bundesgesetz vom 17. Juni 2005 über das Bundesgericht (Bundesgerichtsgesetz, BGG) - Bundesgerichtsgesetz BGG Art. 97 Unrichtige Feststellung des Sachverhalts - 1 Die Feststellung des Sachverhalts kann nur gerügt werden, wenn sie offensichtlich unrichtig ist oder auf einer Rechtsverletzung im Sinne von Artikel 95 beruht und wenn die Behebung des Mangels für den Ausgang des Verfahrens entscheidend sein kann. |
|
1 | Die Feststellung des Sachverhalts kann nur gerügt werden, wenn sie offensichtlich unrichtig ist oder auf einer Rechtsverletzung im Sinne von Artikel 95 beruht und wenn die Behebung des Mangels für den Ausgang des Verfahrens entscheidend sein kann. |
2 | Richtet sich die Beschwerde gegen einen Entscheid über die Zusprechung oder Verweigerung von Geldleistungen der Militär- oder Unfallversicherung, so kann jede unrichtige oder unvollständige Feststellung des rechtserheblichen Sachverhalts gerügt werden.87 |
La critique de l'état de fait retenu est soumise au principe strict de l'allégation énoncé par l'art. 106 al. 2
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SR 173.110 Bundesgesetz vom 17. Juni 2005 über das Bundesgericht (Bundesgerichtsgesetz, BGG) - Bundesgerichtsgesetz BGG Art. 106 Rechtsanwendung - 1 Das Bundesgericht wendet das Recht von Amtes wegen an. |
|
1 | Das Bundesgericht wendet das Recht von Amtes wegen an. |
2 | Es prüft die Verletzung von Grundrechten und von kantonalem und interkantonalem Recht nur insofern, als eine solche Rüge in der Beschwerde vorgebracht und begründet worden ist. |
2.2. Le Tribunal fédéral applique en principe d'office le droit (art. 106 al. 1
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SR 173.110 Bundesgesetz vom 17. Juni 2005 über das Bundesgericht (Bundesgerichtsgesetz, BGG) - Bundesgerichtsgesetz BGG Art. 106 Rechtsanwendung - 1 Das Bundesgericht wendet das Recht von Amtes wegen an. |
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1 | Das Bundesgericht wendet das Recht von Amtes wegen an. |
2 | Es prüft die Verletzung von Grundrechten und von kantonalem und interkantonalem Recht nur insofern, als eine solche Rüge in der Beschwerde vorgebracht und begründet worden ist. |
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SR 173.110 Bundesgesetz vom 17. Juni 2005 über das Bundesgericht (Bundesgerichtsgesetz, BGG) - Bundesgerichtsgesetz BGG Art. 42 Rechtsschriften - 1 Rechtsschriften sind in einer Amtssprache abzufassen und haben die Begehren, deren Begründung mit Angabe der Beweismittel und die Unterschrift zu enthalten. |
|
1 | Rechtsschriften sind in einer Amtssprache abzufassen und haben die Begehren, deren Begründung mit Angabe der Beweismittel und die Unterschrift zu enthalten. |
1bis | Wurde in einer Zivilsache das Verfahren vor der Vorinstanz in englischer Sprache geführt, so können Rechtsschriften in dieser Sprache abgefasst werden.14 |
2 | In der Begründung ist in gedrängter Form darzulegen, inwiefern der angefochtene Akt Recht verletzt. Ist eine Beschwerde nur unter der Voraussetzung zulässig, dass sich eine Rechtsfrage von grundsätzlicher Bedeutung stellt oder aus anderen Gründen ein besonders bedeutender Fall vorliegt, so ist auszuführen, warum die jeweilige Voraussetzung erfüllt ist. 15 16 |
3 | Die Urkunden, auf die sich die Partei als Beweismittel beruft, sind beizulegen, soweit die Partei sie in Händen hat; richtet sich die Rechtsschrift gegen einen Entscheid, so ist auch dieser beizulegen. |
4 | Bei elektronischer Einreichung muss die Rechtsschrift von der Partei oder ihrem Vertreter beziehungsweise ihrer Vertreterin mit einer qualifizierten elektronischen Signatur gemäss Bundesgesetz vom 18. März 201617 über die elektronische Signatur versehen werden. Das Bundesgericht bestimmt in einem Reglement: |
a | das Format der Rechtsschrift und ihrer Beilagen; |
b | die Art und Weise der Übermittlung; |
c | die Voraussetzungen, unter denen bei technischen Problemen die Nachreichung von Dokumenten auf Papier verlangt werden kann.18 |
5 | Fehlen die Unterschrift der Partei oder ihrer Vertretung, deren Vollmacht oder die vorgeschriebenen Beilagen oder ist die Vertretung nicht zugelassen, so wird eine angemessene Frist zur Behebung des Mangels angesetzt mit der Androhung, dass die Rechtsschrift sonst unbeachtet bleibt. |
6 | Unleserliche, ungebührliche, unverständliche, übermässig weitschweifige oder nicht in einer Amtssprache verfasste Rechtsschriften können in gleicher Weise zur Änderung zurückgewiesen werden. |
7 | Rechtsschriften, die auf querulatorischer oder rechtsmissbräuchlicher Prozessführung beruhen, sind unzulässig. |
2.3. Pour satisfaire à l'obligation de motiver le recours selon l'art. 42 al. 2
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SR 173.110 Bundesgesetz vom 17. Juni 2005 über das Bundesgericht (Bundesgerichtsgesetz, BGG) - Bundesgerichtsgesetz BGG Art. 42 Rechtsschriften - 1 Rechtsschriften sind in einer Amtssprache abzufassen und haben die Begehren, deren Begründung mit Angabe der Beweismittel und die Unterschrift zu enthalten. |
|
1 | Rechtsschriften sind in einer Amtssprache abzufassen und haben die Begehren, deren Begründung mit Angabe der Beweismittel und die Unterschrift zu enthalten. |
1bis | Wurde in einer Zivilsache das Verfahren vor der Vorinstanz in englischer Sprache geführt, so können Rechtsschriften in dieser Sprache abgefasst werden.14 |
2 | In der Begründung ist in gedrängter Form darzulegen, inwiefern der angefochtene Akt Recht verletzt. Ist eine Beschwerde nur unter der Voraussetzung zulässig, dass sich eine Rechtsfrage von grundsätzlicher Bedeutung stellt oder aus anderen Gründen ein besonders bedeutender Fall vorliegt, so ist auszuführen, warum die jeweilige Voraussetzung erfüllt ist. 15 16 |
3 | Die Urkunden, auf die sich die Partei als Beweismittel beruft, sind beizulegen, soweit die Partei sie in Händen hat; richtet sich die Rechtsschrift gegen einen Entscheid, so ist auch dieser beizulegen. |
4 | Bei elektronischer Einreichung muss die Rechtsschrift von der Partei oder ihrem Vertreter beziehungsweise ihrer Vertreterin mit einer qualifizierten elektronischen Signatur gemäss Bundesgesetz vom 18. März 201617 über die elektronische Signatur versehen werden. Das Bundesgericht bestimmt in einem Reglement: |
a | das Format der Rechtsschrift und ihrer Beilagen; |
b | die Art und Weise der Übermittlung; |
c | die Voraussetzungen, unter denen bei technischen Problemen die Nachreichung von Dokumenten auf Papier verlangt werden kann.18 |
5 | Fehlen die Unterschrift der Partei oder ihrer Vertretung, deren Vollmacht oder die vorgeschriebenen Beilagen oder ist die Vertretung nicht zugelassen, so wird eine angemessene Frist zur Behebung des Mangels angesetzt mit der Androhung, dass die Rechtsschrift sonst unbeachtet bleibt. |
6 | Unleserliche, ungebührliche, unverständliche, übermässig weitschweifige oder nicht in einer Amtssprache verfasste Rechtsschriften können in gleicher Weise zur Änderung zurückgewiesen werden. |
7 | Rechtsschriften, die auf querulatorischer oder rechtsmissbräuchlicher Prozessführung beruhen, sind unzulässig. |
3.
Devant le Tribunal fédéral, le litige a pour objet, sur demande principale, le bien-fondé de la résiliation immédiate du contrat de travail du demandeur à la suite de l'escroquerie dont a été victime l'employeuse et, dans la négative, ses conséquences pécuniaires au sens de l'art. 337c al. 1
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SR 220 Erste Abteilung: Allgemeine Bestimmungen Erster Titel: Die Entstehung der Obligationen Erster Abschnitt: Die Entstehung durch Vertrag OR Art. 337c - 1 Entlässt der Arbeitgeber den Arbeitnehmer fristlos ohne wichtigen Grund, so hat dieser Anspruch auf Ersatz dessen, was er verdient hätte, wenn das Arbeitsverhältnis unter Einhaltung der Kündigungsfrist oder durch Ablauf der bestimmten Vertragszeit beendigt worden wäre. |
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1 | Entlässt der Arbeitgeber den Arbeitnehmer fristlos ohne wichtigen Grund, so hat dieser Anspruch auf Ersatz dessen, was er verdient hätte, wenn das Arbeitsverhältnis unter Einhaltung der Kündigungsfrist oder durch Ablauf der bestimmten Vertragszeit beendigt worden wäre. |
2 | Der Arbeitnehmer muss sich daran anrechnen lassen, was er infolge der Beendigung des Arbeitsverhältnisses erspart hat und was er durch anderweitige Arbeit verdient oder zu verdienen absichtlich unterlassen hat. |
3 | Der Richter kann den Arbeitgeber verpflichten, dem Arbeitnehmer eine Entschädigung zu bezahlen, die er nach freiem Ermessen unter Würdigung aller Umstände festlegt; diese Entschädigung darf jedoch den Lohn des Arbeitnehmers für sechs Monate nicht übersteigen. |
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SR 220 Erste Abteilung: Allgemeine Bestimmungen Erster Titel: Die Entstehung der Obligationen Erster Abschnitt: Die Entstehung durch Vertrag OR Art. 337c - 1 Entlässt der Arbeitgeber den Arbeitnehmer fristlos ohne wichtigen Grund, so hat dieser Anspruch auf Ersatz dessen, was er verdient hätte, wenn das Arbeitsverhältnis unter Einhaltung der Kündigungsfrist oder durch Ablauf der bestimmten Vertragszeit beendigt worden wäre. |
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1 | Entlässt der Arbeitgeber den Arbeitnehmer fristlos ohne wichtigen Grund, so hat dieser Anspruch auf Ersatz dessen, was er verdient hätte, wenn das Arbeitsverhältnis unter Einhaltung der Kündigungsfrist oder durch Ablauf der bestimmten Vertragszeit beendigt worden wäre. |
2 | Der Arbeitnehmer muss sich daran anrechnen lassen, was er infolge der Beendigung des Arbeitsverhältnisses erspart hat und was er durch anderweitige Arbeit verdient oder zu verdienen absichtlich unterlassen hat. |
3 | Der Richter kann den Arbeitgeber verpflichten, dem Arbeitnehmer eine Entschädigung zu bezahlen, die er nach freiem Ermessen unter Würdigung aller Umstände festlegt; diese Entschädigung darf jedoch den Lohn des Arbeitnehmers für sechs Monate nicht übersteigen. |
4.
Il s'impose d'examiner en premier lieu la question de l'existence ou non d'un juste motif de licenciement immédiat de l'employé, les défenderesses contestant devoir les prestations financières allouées par la cour cantonale selon l'art. 337c al. 1
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SR 220 Erste Abteilung: Allgemeine Bestimmungen Erster Titel: Die Entstehung der Obligationen Erster Abschnitt: Die Entstehung durch Vertrag OR Art. 337c - 1 Entlässt der Arbeitgeber den Arbeitnehmer fristlos ohne wichtigen Grund, so hat dieser Anspruch auf Ersatz dessen, was er verdient hätte, wenn das Arbeitsverhältnis unter Einhaltung der Kündigungsfrist oder durch Ablauf der bestimmten Vertragszeit beendigt worden wäre. |
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1 | Entlässt der Arbeitgeber den Arbeitnehmer fristlos ohne wichtigen Grund, so hat dieser Anspruch auf Ersatz dessen, was er verdient hätte, wenn das Arbeitsverhältnis unter Einhaltung der Kündigungsfrist oder durch Ablauf der bestimmten Vertragszeit beendigt worden wäre. |
2 | Der Arbeitnehmer muss sich daran anrechnen lassen, was er infolge der Beendigung des Arbeitsverhältnisses erspart hat und was er durch anderweitige Arbeit verdient oder zu verdienen absichtlich unterlassen hat. |
3 | Der Richter kann den Arbeitgeber verpflichten, dem Arbeitnehmer eine Entschädigung zu bezahlen, die er nach freiem Ermessen unter Würdigung aller Umstände festlegt; diese Entschädigung darf jedoch den Lohn des Arbeitnehmers für sechs Monate nicht übersteigen. |
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SR 220 Erste Abteilung: Allgemeine Bestimmungen Erster Titel: Die Entstehung der Obligationen Erster Abschnitt: Die Entstehung durch Vertrag OR Art. 337c - 1 Entlässt der Arbeitgeber den Arbeitnehmer fristlos ohne wichtigen Grund, so hat dieser Anspruch auf Ersatz dessen, was er verdient hätte, wenn das Arbeitsverhältnis unter Einhaltung der Kündigungsfrist oder durch Ablauf der bestimmten Vertragszeit beendigt worden wäre. |
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1 | Entlässt der Arbeitgeber den Arbeitnehmer fristlos ohne wichtigen Grund, so hat dieser Anspruch auf Ersatz dessen, was er verdient hätte, wenn das Arbeitsverhältnis unter Einhaltung der Kündigungsfrist oder durch Ablauf der bestimmten Vertragszeit beendigt worden wäre. |
2 | Der Arbeitnehmer muss sich daran anrechnen lassen, was er infolge der Beendigung des Arbeitsverhältnisses erspart hat und was er durch anderweitige Arbeit verdient oder zu verdienen absichtlich unterlassen hat. |
3 | Der Richter kann den Arbeitgeber verpflichten, dem Arbeitnehmer eine Entschädigung zu bezahlen, die er nach freiem Ermessen unter Würdigung aller Umstände festlegt; diese Entschädigung darf jedoch den Lohn des Arbeitnehmers für sechs Monate nicht übersteigen. |
4.1. L'employeur peut résilier immédiatement le contrat en tout temps pour de justes motifs (art. 337 al. 1
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SR 220 Erste Abteilung: Allgemeine Bestimmungen Erster Titel: Die Entstehung der Obligationen Erster Abschnitt: Die Entstehung durch Vertrag OR Art. 337 - 1 Aus wichtigen Gründen kann der Arbeitgeber wie der Arbeitnehmer jederzeit das Arbeitsverhältnis fristlos auflösen; er muss die fristlose Vertragsauflösung schriftlich begründen, wenn die andere Partei dies verlangt.207 |
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1 | Aus wichtigen Gründen kann der Arbeitgeber wie der Arbeitnehmer jederzeit das Arbeitsverhältnis fristlos auflösen; er muss die fristlose Vertragsauflösung schriftlich begründen, wenn die andere Partei dies verlangt.207 |
2 | Als wichtiger Grund gilt namentlich jeder Umstand, bei dessen Vorhandensein dem Kündigenden nach Treu und Glauben die Fortsetzung des Arbeitsverhältnisses nicht mehr zugemutet werden darf. |
3 | Über das Vorhandensein solcher Umstände entscheidet der Richter nach seinem Ermessen, darf aber in keinem Fall die unverschuldete Verhinderung des Arbeitnehmers an der Arbeitsleistung als wichtigen Grund anerkennen. |
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SR 220 Erste Abteilung: Allgemeine Bestimmungen Erster Titel: Die Entstehung der Obligationen Erster Abschnitt: Die Entstehung durch Vertrag OR Art. 337 - 1 Aus wichtigen Gründen kann der Arbeitgeber wie der Arbeitnehmer jederzeit das Arbeitsverhältnis fristlos auflösen; er muss die fristlose Vertragsauflösung schriftlich begründen, wenn die andere Partei dies verlangt.207 |
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1 | Aus wichtigen Gründen kann der Arbeitgeber wie der Arbeitnehmer jederzeit das Arbeitsverhältnis fristlos auflösen; er muss die fristlose Vertragsauflösung schriftlich begründen, wenn die andere Partei dies verlangt.207 |
2 | Als wichtiger Grund gilt namentlich jeder Umstand, bei dessen Vorhandensein dem Kündigenden nach Treu und Glauben die Fortsetzung des Arbeitsverhältnisses nicht mehr zugemutet werden darf. |
3 | Über das Vorhandensein solcher Umstände entscheidet der Richter nach seinem Ermessen, darf aber in keinem Fall die unverschuldete Verhinderung des Arbeitnehmers an der Arbeitsleistung als wichtigen Grund anerkennen. |
Selon la jurisprudence, la résiliation immédiate pour " justes motifs "est une mesure exceptionnelle qui doit être admise de manière restrictive (ATF 137 III 303 consid. 2.1.1). Seul un manquement particulièrement grave peut justifier une telle mesure (ATF 142 III 579 consid. 4.2). Par manquement, on entend généralement la violation d'une obligation découlant du contrat de travail, mais d'autres incidents peuvent aussi justifier une telle mesure (ATF 137 III 303 consid. 2.1.1; 130 III 28 consid. 4.1; 129 III 380 consid. 2.2). Ce manquement doit être objectivement propre à détruire le rapport de confiance essentiel au contrat de travail ou, du moins, à l'atteindre si profondément que la continuation des rapports de travail ne peut raisonnablement pas être exigée; de surcroît, il doit avoir effectivement abouti à un tel résultat (cf. cependant la remarque de STREIFF/VON KAENEL/RUDOLPH, Arbeitsvertrag, 7e éd. 2012, no 2 ad art. 337
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SR 220 Erste Abteilung: Allgemeine Bestimmungen Erster Titel: Die Entstehung der Obligationen Erster Abschnitt: Die Entstehung durch Vertrag OR Art. 337 - 1 Aus wichtigen Gründen kann der Arbeitgeber wie der Arbeitnehmer jederzeit das Arbeitsverhältnis fristlos auflösen; er muss die fristlose Vertragsauflösung schriftlich begründen, wenn die andere Partei dies verlangt.207 |
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1 | Aus wichtigen Gründen kann der Arbeitgeber wie der Arbeitnehmer jederzeit das Arbeitsverhältnis fristlos auflösen; er muss die fristlose Vertragsauflösung schriftlich begründen, wenn die andere Partei dies verlangt.207 |
2 | Als wichtiger Grund gilt namentlich jeder Umstand, bei dessen Vorhandensein dem Kündigenden nach Treu und Glauben die Fortsetzung des Arbeitsverhältnisses nicht mehr zugemutet werden darf. |
3 | Über das Vorhandensein solcher Umstände entscheidet der Richter nach seinem Ermessen, darf aber in keinem Fall die unverschuldete Verhinderung des Arbeitnehmers an der Arbeitsleistung als wichtigen Grund anerkennen. |
Le juge apprécie librement s'il existe de justes motifs (art. 337 al. 3
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SR 220 Erste Abteilung: Allgemeine Bestimmungen Erster Titel: Die Entstehung der Obligationen Erster Abschnitt: Die Entstehung durch Vertrag OR Art. 337 - 1 Aus wichtigen Gründen kann der Arbeitgeber wie der Arbeitnehmer jederzeit das Arbeitsverhältnis fristlos auflösen; er muss die fristlose Vertragsauflösung schriftlich begründen, wenn die andere Partei dies verlangt.207 |
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1 | Aus wichtigen Gründen kann der Arbeitgeber wie der Arbeitnehmer jederzeit das Arbeitsverhältnis fristlos auflösen; er muss die fristlose Vertragsauflösung schriftlich begründen, wenn die andere Partei dies verlangt.207 |
2 | Als wichtiger Grund gilt namentlich jeder Umstand, bei dessen Vorhandensein dem Kündigenden nach Treu und Glauben die Fortsetzung des Arbeitsverhältnisses nicht mehr zugemutet werden darf. |
3 | Über das Vorhandensein solcher Umstände entscheidet der Richter nach seinem Ermessen, darf aber in keinem Fall die unverschuldete Verhinderung des Arbeitnehmers an der Arbeitsleistung als wichtigen Grund anerkennen. |
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SR 210 Schweizerisches Zivilgesetzbuch vom 10. Dezember 1907 ZGB Art. 4 - Wo das Gesetz das Gericht auf sein Ermessen oder auf die Würdigung der Umstände oder auf wichtige Gründe verweist, hat es seine Entscheidung nach Recht und Billigkeit zu treffen. |
sa rigueur et à sa loyauté (arrêt 4A 393/2020 précité consid. 4.1.1 et l'arrêt cité; cf. ATF 130 III 28 consid. 4.1; 127 III 86 consid. 2c).
Le Tribunal fédéral ne revoit qu'avec réserve la décision d'appréciation prise en dernière instance cantonale. Il n'intervient que lorsque l'autorité précédente s'est écartée sans raison des règles établies par la doctrine et la jurisprudence en matière de libre appréciation, lorsqu'elle s'est appuyée sur des faits qui ne devaient jouer aucun rôle ou, à l'inverse, a méconnu des éléments qui auraient absolument dû être pris en considération. Il sanctionnera en outre les décisions rendues en vertu d'un pouvoir d'appréciation lorsqu'elles aboutissent à un résultat manifestement injuste ou à une iniquité choquante (ATF 137 III 303 consid. 2.1.1; 130 III 213 consid. 3.1, 28 consid. 4.1; 129 III 380 consid. 2 et les arrêts cités). Il convient de préciser que, de manière générale, les éventuelles comparaisons avec des décisions judiciaires rendues dans des causes que les parties tiennent pour similaires à la leur doivent être appréciées avec circonspection. En effet, comme précédemment exposé, les justes motifs de l'art. 337
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SR 220 Erste Abteilung: Allgemeine Bestimmungen Erster Titel: Die Entstehung der Obligationen Erster Abschnitt: Die Entstehung durch Vertrag OR Art. 337 - 1 Aus wichtigen Gründen kann der Arbeitgeber wie der Arbeitnehmer jederzeit das Arbeitsverhältnis fristlos auflösen; er muss die fristlose Vertragsauflösung schriftlich begründen, wenn die andere Partei dies verlangt.207 |
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1 | Aus wichtigen Gründen kann der Arbeitgeber wie der Arbeitnehmer jederzeit das Arbeitsverhältnis fristlos auflösen; er muss die fristlose Vertragsauflösung schriftlich begründen, wenn die andere Partei dies verlangt.207 |
2 | Als wichtiger Grund gilt namentlich jeder Umstand, bei dessen Vorhandensein dem Kündigenden nach Treu und Glauben die Fortsetzung des Arbeitsverhältnisses nicht mehr zugemutet werden darf. |
3 | Über das Vorhandensein solcher Umstände entscheidet der Richter nach seinem Ermessen, darf aber in keinem Fall die unverschuldete Verhinderung des Arbeitnehmers an der Arbeitsleistung als wichtigen Grund anerkennen. |
significatif (arrêt 4A 246/2020 du 23 juin 2020 consid. 3.3).
4.2. La cour cantonale a relevé que les défenderesses avaient invoqué que la cause principale du licenciement était le visa donné par le demandeur à un paiement de plus de 500'000 fr. en faveur d'un escroc en septembre 2014, incident qui aurait conduit à rompre de manière irrémédiable la confiance nécessaire entre les parties, motif que réitèrent les défenderesses dans leur recours et qui, selon elles, est un juste motif de résiliation immédiate du contrat de travail.
En bref, selon la cour cantonale, le 21 août 2014, un escroc, se présentant comme un employé de la régie immobilière à laquelle les loyers de la clinique étaient normalement versés, a téléphoné, sur sa ligne directe, à une comptable de l'employeuse. Il l'a informée qu'ensuite d'une délocalisation en Pologne du service comptable de la régie, les loyers de la clinique, dont il lui a indiqué le montant de 530'117 fr., devraient être versés dès le 1er septembre 2014 sur un compte bancaire dont les références lui seraient communiquées par courriel. L'escroc a ensuite transmis à la comptable les nouvelles coordonnées bancaires, lui confirmant leur entretien téléphonique, sans lui avoir demandé son adresse électronique, et ce depuis son adresse courriel....
Il y a eu ensuite plusieurs échanges téléphoniques et électroniques entre la comptable et l'escroc, car l'adresse du titulaire du compte manquait.
La comptable a alors supprimé l'ordre permanent qui existait pour le paiement des loyers et a établi un nouvel ordre permanent le 21 août 2014 avec l'indication des nouvelles cordonnées bancaires. Elle l'a adressé, avec en contre-bas le courriel de l'escroc, au directeur de la clinique et au demandeur, avec copie à la responsable du service comptable pour la Suisse romande et au trésorier du groupe E.________. Le directeur de la clinique a validé le nouvel ordre permanent le 22 août 2014. La responsable du service comptable pour la Suisse romande n'a émis aucune remarque.
L'escroc s'étant enquis de la date du versement, la comptable a constaté que l'ordre permanent n'avait pas été exécuté parce qu'il n'avait été validé que par une personne. Elle a alors modifié le nouvel ordre permanent pour qu'il prenne effet au 1er octobre 2014 et a établi un ordre de paiement manuel pour les loyers du mois de septembre 2014.
Pour la validation de l'ordre manuel des loyers du mois de septembre 2014, en l'absence du directeur de la clinique, la comptable s'est d'abord adressée à la directrice adjointe de la clinique et, comme celle-ci ne disposait pas des mots de passe pour la plateforme de paiement électronique, elle s'est ensuite adressée à la responsable du service comptable pour la Suisse romande, qui a validé le paiement sur la plateforme, bien qu'elle ne fût pas censée viser ce paiement à la place de la directrice adjointe. Par la suite, le demandeur a visé cet ordre de paiement manuel. C'est ce double visa qui a entraîné le paiement des loyers de 530'117 fr. sur le nouveau compte indiqué par l'escroc.
La modification du nouvel ordre permanent a été visée le 2 septembre 2014 par la directrice administrative de la société détentrice en raison de l'absence des directeurs de clinique, à la suite d'un courriel du demandeur, puis par le demandeur environ une heure plus tard.
Après s'être rendue compte de l'escroquerie, suite à un courrier de la régie qui s'enquérait du paiement des loyers du mois de septembre 2014, et étant dans l'impossibilité de joindre l'escroc avec qui elle avait été en contact, la comptable a supprimé l'ordre permanent.
La cour cantonale a retenu en fait que le demandeur, directeur financier, ne pouvait ni ne devait effectuer toutes les vérifications que les comptables et directeurs de clinique devaient préalablement faire au vu du nombre de paiements qu'il visait. Le système de visa des paiements était destiné à lui permettre d'avoir une vue d'ensemble sur tous les frais et charges de l'ensemble des cliniques, de s'assurer qu'il n'y avait pas de retard dans le paiement des factures et de détecter si les cliniques rencontraient des difficultés de paiement. En particulier, ce n'était pas à lui qu'il incombait de vérifier les coordonnées bancaires des destinataires des très nombreux paiements effectués depuis les différents comptes bancaires de l'employeuse. C'est sur la base de ces constatations de fait que la cour cantonale a retenu qu'il n'appartenait pas à l'employé de vérifier les détails des paiements courants effectués par l'employeuse qui lui étaient soumis pour visa.
Le système mis en place avant l'arrivée du demandeur à son poste voulait que les paiements soient préparés par un comptable sous la supervision du responsable du service comptable régional, puis fassent l'objet d'un contrôle minutieux par le directeur de la clinique; le demandeur n'avait pas à vérifier lui-même les vérifications que les comptables et directeurs de clinique devaient effectuer. Le système de visa ne visait qu'à lui permettre d'avoir une vue d'ensemble de tous les frais et charges de l'ensemble des cliniques.
D'ailleurs, ni le directeur de la clinique, ni le trésorier du groupe, ni la responsable du service comptable pour la Suisse romande n'ont réagi à la modification de l'ordre permanent. Lorsque cette dernière a validé l'ordre manuel, elle l'a fait sans émettre aucune réserve. Quant à la directrice administrative de la société détentrice, elle a visé le second ordre permanent sans formuler non plus de réserve. Tous ces employés n'ont rien vu à l'escroquerie qui était en train d'être commise, de sorte que l'on ne saurait considérer que le demandeur aurait commis une faute, qui plus est grave, en ne la voyant pas lui-même. La cour cantonale a ainsi nié l'existence d'un juste motif de résiliation immédiate du contrat de travail.
Lorsqu'elle a examiné les conséquences financières du licenciement au regard de l'art. 337c
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SR 220 Erste Abteilung: Allgemeine Bestimmungen Erster Titel: Die Entstehung der Obligationen Erster Abschnitt: Die Entstehung durch Vertrag OR Art. 337c - 1 Entlässt der Arbeitgeber den Arbeitnehmer fristlos ohne wichtigen Grund, so hat dieser Anspruch auf Ersatz dessen, was er verdient hätte, wenn das Arbeitsverhältnis unter Einhaltung der Kündigungsfrist oder durch Ablauf der bestimmten Vertragszeit beendigt worden wäre. |
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1 | Entlässt der Arbeitgeber den Arbeitnehmer fristlos ohne wichtigen Grund, so hat dieser Anspruch auf Ersatz dessen, was er verdient hätte, wenn das Arbeitsverhältnis unter Einhaltung der Kündigungsfrist oder durch Ablauf der bestimmten Vertragszeit beendigt worden wäre. |
2 | Der Arbeitnehmer muss sich daran anrechnen lassen, was er infolge der Beendigung des Arbeitsverhältnisses erspart hat und was er durch anderweitige Arbeit verdient oder zu verdienen absichtlich unterlassen hat. |
3 | Der Richter kann den Arbeitgeber verpflichten, dem Arbeitnehmer eine Entschädigung zu bezahlen, die er nach freiem Ermessen unter Würdigung aller Umstände festlegt; diese Entschädigung darf jedoch den Lohn des Arbeitnehmers für sechs Monate nicht übersteigen. |
4.3. Les défenderesses recourantes ne s'en prennent pas aux constatations de fait reprises dans cette motivation pour en démontrer l'arbitraire. Elles évoquent plusieurs faits non constatés, mais se limitent à se référer à leurs allégués sans aucune tentative de démonstration d'un quelconque arbitraire. Lorsqu'elles soutiennent qu'il suffisait de lire l'ordre de paiement pour en constater le caractère douteux, elles font mine d'ignorer que la cour cantonale a constaté qu'aucune des différentes personnes, dont celles chargées très précisément des vérifications, malgré les informations et les compétences indiscutables qu'elles avaient chacune, n'ont été alertées, ni par l'ordre permanent modifié, ni par l'ordre manuel litigieux. Au vu de l'appréciation des faits retenus par la cour cantonale dans les circonstances concrètes, il ne suffit pas d'affirmer que c'est le rôle d'un directeur financier de procéder aux vérifications nécessaires et que cela relève de son cahier des charges. Enfin, lorsqu'elles soutiennent que le demandeur avait lui-même mis en place le système de contrôle défaillant, elles ne démontrent pas l'arbitraire de l'appréciation cantonale qui a expressément relevé que le système avait été mis en place avant l'arrivée
du demandeur au poste de directeur financier. La cour cantonale a d'ailleurs déclaré irrecevable, respectivement infondé, ce grief que les défenderesses avaient soulevé en appel, comme aussi les griefs selon lesquels la comptable était une simple subordonnée et que le demandeur avait fait l'objet de mises en garde et d'avertissements oraux.
Il s'ensuit que les griefs des défenderesses ne démontrent ni arbitraire, ni violation du droit fédéral (art. 337
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SR 220 Erste Abteilung: Allgemeine Bestimmungen Erster Titel: Die Entstehung der Obligationen Erster Abschnitt: Die Entstehung durch Vertrag OR Art. 337 - 1 Aus wichtigen Gründen kann der Arbeitgeber wie der Arbeitnehmer jederzeit das Arbeitsverhältnis fristlos auflösen; er muss die fristlose Vertragsauflösung schriftlich begründen, wenn die andere Partei dies verlangt.207 |
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1 | Aus wichtigen Gründen kann der Arbeitgeber wie der Arbeitnehmer jederzeit das Arbeitsverhältnis fristlos auflösen; er muss die fristlose Vertragsauflösung schriftlich begründen, wenn die andere Partei dies verlangt.207 |
2 | Als wichtiger Grund gilt namentlich jeder Umstand, bei dessen Vorhandensein dem Kündigenden nach Treu und Glauben die Fortsetzung des Arbeitsverhältnisses nicht mehr zugemutet werden darf. |
3 | Über das Vorhandensein solcher Umstände entscheidet der Richter nach seinem Ermessen, darf aber in keinem Fall die unverschuldete Verhinderung des Arbeitnehmers an der Arbeitsleistung als wichtigen Grund anerkennen. |
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SR 210 Schweizerisches Zivilgesetzbuch vom 10. Dezember 1907 ZGB Art. 4 - Wo das Gesetz das Gericht auf sein Ermessen oder auf die Würdigung der Umstände oder auf wichtige Gründe verweist, hat es seine Entscheidung nach Recht und Billigkeit zu treffen. |
5.
S'agissant des conséquences financières du licenciement au sens de l'art. 337c al. 1
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SR 220 Erste Abteilung: Allgemeine Bestimmungen Erster Titel: Die Entstehung der Obligationen Erster Abschnitt: Die Entstehung durch Vertrag OR Art. 337c - 1 Entlässt der Arbeitgeber den Arbeitnehmer fristlos ohne wichtigen Grund, so hat dieser Anspruch auf Ersatz dessen, was er verdient hätte, wenn das Arbeitsverhältnis unter Einhaltung der Kündigungsfrist oder durch Ablauf der bestimmten Vertragszeit beendigt worden wäre. |
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1 | Entlässt der Arbeitgeber den Arbeitnehmer fristlos ohne wichtigen Grund, so hat dieser Anspruch auf Ersatz dessen, was er verdient hätte, wenn das Arbeitsverhältnis unter Einhaltung der Kündigungsfrist oder durch Ablauf der bestimmten Vertragszeit beendigt worden wäre. |
2 | Der Arbeitnehmer muss sich daran anrechnen lassen, was er infolge der Beendigung des Arbeitsverhältnisses erspart hat und was er durch anderweitige Arbeit verdient oder zu verdienen absichtlich unterlassen hat. |
3 | Der Richter kann den Arbeitgeber verpflichten, dem Arbeitnehmer eine Entschädigung zu bezahlen, die er nach freiem Ermessen unter Würdigung aller Umstände festlegt; diese Entschädigung darf jedoch den Lohn des Arbeitnehmers für sechs Monate nicht übersteigen. |
Il n'est pas contesté que le délai de congé était de deux mois. Les défenderesses recourantes soutiennent que, puisque l'employé a été en incapacité de travail jusqu'au 28 mars 2015, les rapports de travail auraient pris fin le 30 mai 2015 et qu'il aurait donc fallu déduire les indemnités journalières de l'assurance perte de gain. La cour cantonale a qualifié les faits y relatifs d'irrecevables et, au demeurant, de non établis. On peine à suivre l'argumentation des défenderesses recourantes, dès lors que le salaire de deux mois est nécessairement dû pour une période postérieure à la période d'incapacité. Incompréhensible, le grief est irrecevable. Les recourantes ne démontrent d'ailleurs pas avoir soulevé ce point en appel, ce qui le rend également irrecevable (ATF 143 III 290 consid. 1.1; arrêt 4A 337/2021 du 23 novembre 2021 consid. 3.1.2 et les arrêts cités).
6.
Au titre de l'indemnité pour licenciement injustifié au sens de l'art. 337c al. 3
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SR 220 Erste Abteilung: Allgemeine Bestimmungen Erster Titel: Die Entstehung der Obligationen Erster Abschnitt: Die Entstehung durch Vertrag OR Art. 337c - 1 Entlässt der Arbeitgeber den Arbeitnehmer fristlos ohne wichtigen Grund, so hat dieser Anspruch auf Ersatz dessen, was er verdient hätte, wenn das Arbeitsverhältnis unter Einhaltung der Kündigungsfrist oder durch Ablauf der bestimmten Vertragszeit beendigt worden wäre. |
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1 | Entlässt der Arbeitgeber den Arbeitnehmer fristlos ohne wichtigen Grund, so hat dieser Anspruch auf Ersatz dessen, was er verdient hätte, wenn das Arbeitsverhältnis unter Einhaltung der Kündigungsfrist oder durch Ablauf der bestimmten Vertragszeit beendigt worden wäre. |
2 | Der Arbeitnehmer muss sich daran anrechnen lassen, was er infolge der Beendigung des Arbeitsverhältnisses erspart hat und was er durch anderweitige Arbeit verdient oder zu verdienen absichtlich unterlassen hat. |
3 | Der Richter kann den Arbeitgeber verpflichten, dem Arbeitnehmer eine Entschädigung zu bezahlen, die er nach freiem Ermessen unter Würdigung aller Umstände festlegt; diese Entschädigung darf jedoch den Lohn des Arbeitnehmers für sechs Monate nicht übersteigen. |
En bref, la cour cantonale a rejeté toute faute concomitante de l'employé, relevant que les défenderesses se bornent à une affirmation sans aucune motivation. Elle a exposé que l'employé a été choqué par ce licenciement et que plusieurs mois d'incapacité de travail s'en sont suivis, de sorte qu'elle a écarté le grief tiré du fait que l'employé était encore jeune et le fait qu'il aurait repris immédiatement une activité professionnelle indépendante. Elle a jugé l'indemnité de quatre mois fixée par les premiers juges comme adéquate au vu de circonstances, compte tenu notamment de l'ancienneté de l'employé et du caractère crasse du licenciement.
Les recourantes reprennent de manière appellatoire les arguments qu'elles avaient déjà soumis à la cour cantonale et que celle-ci a traités comme on vient de l'exposer. N'ayant fourni aucune démonstration du caractère insoutenable de l'indemnité, leur grief est irrecevable.
7.
Toujours au titre des conséquences financières du licenciement injustifié, en ce qui concerne la participation du demandeur au plan de participation 2010/2011, la cour cantonale a condamné les deux défenderesses à lui délivrer 3'500 actions à réception du prix de 19 fr. par action et, s'agissant du plan 2012, elle a condamné la défenderesse no 2 à lui délivrer 30'000 actions à réception du prix de 28 fr. par action.
Les défenderesses concluent au rejet des prétentions relatives aux plans de participation 2010/2011 et 2012 (cf. consid. 7.1-7.2 ci-dessous), invoquant la faute grave du demandeur. Le demandeur conteste toute faute grave, estimant ne pouvant être tenu pour responsable de l'escroquerie dont a été victime l'employeuse. En outre, il fait valoir qu'il a prouvé que son licenciement immédiat était un prétexte pour l'empêcher de souscrire les actions.
Le demandeur conclut principalement au paiement de dommages-intérêts de 1'103'500 fr. avec intérêts, subsidiairement à la délivrance de 3'500 et 30'000 actions d'une valeur nominale de 5 fr. contre paiement de leur prix d'exercice et, plus subsidiairement, à la délivrance de 17'500 et 150'000 actions d'une valeur nominale de 1 fr. contre paiement d'un prix d'exercice respectif de 3 fr. 80 et de 5 fr. 60 par action (cf. consid. 7.3 ci-dessous).
7.1. Selon le ch. 7.1 des plans de participation 2010/2011 et 2012, " en cas de cessation des rapports de mandat ou de travail par une démission de plein gré ou un licenciement pour faute grave entre le bénéficiaire et la société ou l'une de ses filiales, les options attribuées en application du présent plan qui ne sont pas encore exercées seront perdues ".
La cour cantonale a considéré que l'argumentation des défenderesses, qui soutenaient que la notion de faute grave au sens de cette disposition serait " beaucoup plus restrictive " que celle de l'art. 337
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SR 220 Erste Abteilung: Allgemeine Bestimmungen Erster Titel: Die Entstehung der Obligationen Erster Abschnitt: Die Entstehung durch Vertrag OR Art. 337 - 1 Aus wichtigen Gründen kann der Arbeitgeber wie der Arbeitnehmer jederzeit das Arbeitsverhältnis fristlos auflösen; er muss die fristlose Vertragsauflösung schriftlich begründen, wenn die andere Partei dies verlangt.207 |
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1 | Aus wichtigen Gründen kann der Arbeitgeber wie der Arbeitnehmer jederzeit das Arbeitsverhältnis fristlos auflösen; er muss die fristlose Vertragsauflösung schriftlich begründen, wenn die andere Partei dies verlangt.207 |
2 | Als wichtiger Grund gilt namentlich jeder Umstand, bei dessen Vorhandensein dem Kündigenden nach Treu und Glauben die Fortsetzung des Arbeitsverhältnisses nicht mehr zugemutet werden darf. |
3 | Über das Vorhandensein solcher Umstände entscheidet der Richter nach seinem Ermessen, darf aber in keinem Fall die unverschuldete Verhinderung des Arbeitnehmers an der Arbeitsleistung als wichtigen Grund anerkennen. |
Dans leur présent recours, les défenderesses reprennent mot pour mot l'argumentation qu'elles avaient développée dans leur appel. Il s'ensuit l'irrecevabilité de leur grief.
La cour cantonale a encore écarté deux objections des défenderesses sur lesquelles celles-ci ne reviennent pas dans leur présent recours.
7.2. En ce qui concerne le plan de participation 2012, la cour cantonale a condamné la seule défenderesse no 2 à délivrer au demandeur 30'000 actions à réception du paiement de 28 fr. par action. Les défenderesses font valoir que le demandeur n'aurait pas valablement " exercé le second plan ".
7.2.1. En substance, il ressort de l'arrêt attaqué que, si l'autorité de première instance avait accueilli l'objection des défenderesses, considérant que le demandeur n'avait pas allégué ni prouvé avoir déclaré par écrit vouloir exercer ses droits d'options avant le 31 décembre 2016, la cour d'appel a constaté que le demandeur avait allégué, dans sa demande du 18 septembre 2015, la teneur du plan de participation 2012 qui lui accordait 30'000 actions et qu'il y avait indiqué vouloir exercer ses droits d'options conformément au plan de participation. Bien que le demandeur n'ait pas utilisé la formule de déclaration prévue par le plan, la cour cantonale a considéré que les conclusions claires qu'il avait formulées dans sa demande, et déjà dans sa requête de conciliation du 25 mars 2015, qui avaient toutes deux été transmises aux défenderesses avant le 31 décembre 2016, valaient manifestations de sa volonté d'exercer ses droits d'options et, donc, de sa volonté de recevoir contre paiement les actions y relatives, respectivement leur valeur.
7.2.2. Les défenderesses soutiennent que la déclaration d'exercice des droits d'options devait satisfaire à quatre conditions, soit (1) une déclaration écrite sur le modèle annexé au plan, (2) une transmission de cette déclaration au Chief Financial Officer (ci-après: le CFO) de la société détentrice, (3) le paiement du prix de l'exercice des options et (4) la réception de ladite déclaration avant le 31 décembre 2016. Elles ne s'en prennent toutefois qu'à deux d'entre elles.
7.2.2.1. En ce qui concerne la première condition, soit l'exigence formelle de la déclaration écrite sur formule annexée au plan, la cour cantonale a considéré que les défenderesses violaient le principe de la bonne foi en arguant du non-respect du modèle prévu dans le plan, exigence qui relève du pur formalisme. Elle a relevé que le demandeur avait allégué exercer ses droits d'options découlant du précédent plan, ce que les défenderesses avaient admis dans leur réponse, alors même qu'il n'avait pas utilisé la formule prévue par le plan.
Les recourantes ne contestent pas que le demandeur n'a pas utilisé la formule prévue par le plan 2010/2011. Elles invoquent toutefois que sa déclaration d'alors reprenait mot pour mot le texte de la formule. Par cette seule phrase, les recourantes ne font qu'affirmer qu'elles exigent que l'exercice des droits d'options doit être effectué par une déclaration écrite, mais elles ne s'en prennent ni à la motivation de la cour cantonale, qui a qualifié cette exigence de formalisme sans signification, ni à la motivation par laquelle celle-ci considère que leur objection viole le principe de la bonne foi. Elles ne démontrent pas non plus en quoi le fait qu'elles ont eu connaissance de l'exercice de ses droits par le demandeur, par manifestation de volonté dans la procédure, n'aurait pas atteint le but visé par la forme prévue par le plan. Leur grief est irrecevable.
7.2.2.2. Au sujet de la deuxième condition, la cour cantonale a considéré que les défenderesses ne sauraient pas non plus, de bonne foi, opposer que la déclaration de volonté du demandeur n'avait pas été adressée au CFO, puisque la déclaration en procédure avait été faite à la société détentrice. D'une part, elle a déclaré ne pas voir quel intérêt légitime aurait été poursuivi en posant une telle exigence une fois le litige né entre les parties. D'autre part, les défenderesses avaient déjà affirmé, dans leur réponse du 18 janvier 2016, que le demandeur ne pouvait prétendre à l'exercice de ses droits d'options.
Dans la mesure où les recourantes se limitent à objecter que le demandeur devait exercer ses droits par un acte formateur, elles méconnaissent que les actes de procédure peuvent contenir des manifestations de volonté de droit privé ayant ce caractère (par exemple l'exception de compensation). L'objection du défaut d'allégation s'épuise dans cette seule affirmation; elle est, partant, irrecevable.
7.2.3. Enfin, la cour cantonale a considéré qu'au vu de toutes les circonstances, les défenderesses adoptaient une attitude abusive en invoquant désormais en procédure, après l'échéance du délai au 31 décembre 2016, que le demandeur n'aurait pas exercé valablement ses droits d'options, alors qu'il avait manifesté clairement en procédure son intention de les exercer et qu'elles n'avaient jamais soulevé le non-respect de cette exigence formelle, se contenant d'affirmer que le demandeur avait perdu tout droit de souscrire des actions.
Les recourantes ne s'en prennent pas à cette motivation, se bornant à invoquer le fardeau de la preuve relatif aux exigences formelles, dont le sort a été scellé ci-dessus.
Au vu de ce qui précède, il est superflu d'examiner le grief du demandeur, qui prétend avoir allégué et prouvé que l'employeuse l'avait licencié dans le but de l'empêcher de faire valoir ses droits d'options.
7.3. En lieu et place de la délivrance des actions qui lui sont dues en vertu des deux plans de participation, le demandeur réclame le paiement de dommages-intérêts d'un montant de 1'103'500 fr. avec intérêts, chef de conclusions qu'il avait déjà formulé en instance cantonale et dont le calcul est basé sur la valeur de l'action, soit 60 fr., à la date de la dernière modification de ses conclusions le 2 novembre 2016, dont il déduit le prix qu'il doit payer pour leur acquisition (19 fr., respectivement 28 fr. par action).
Dans son recours, il ne s'en prend toutefois pas à la motivation que la cour cantonale a développée en relation avec l'absence de mise en demeure (art. 107 al. 1
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SR 220 Erste Abteilung: Allgemeine Bestimmungen Erster Titel: Die Entstehung der Obligationen Erster Abschnitt: Die Entstehung durch Vertrag OR Art. 107 - 1 Wenn sich ein Schuldner bei zweiseitigen Verträgen im Verzuge befindet, so ist der Gläubiger berechtigt, ihm eine angemessene Frist zur nachträglichen Erfüllung anzusetzen oder durch die zuständige Behörde ansetzen zu lassen. |
|
1 | Wenn sich ein Schuldner bei zweiseitigen Verträgen im Verzuge befindet, so ist der Gläubiger berechtigt, ihm eine angemessene Frist zur nachträglichen Erfüllung anzusetzen oder durch die zuständige Behörde ansetzen zu lassen. |
2 | Wird auch bis zum Ablaufe dieser Frist nicht erfüllt, so kann der Gläubiger immer noch auf Erfüllung nebst Schadenersatz wegen Verspätung klagen, statt dessen aber auch, wenn er es unverzüglich erklärt, auf die nachträgliche Leistung verzichten und entweder Ersatz des aus der Nichterfüllung entstandenen Schadens verlangen oder vom Vertrage zurücktreten. |
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SR 220 Erste Abteilung: Allgemeine Bestimmungen Erster Titel: Die Entstehung der Obligationen Erster Abschnitt: Die Entstehung durch Vertrag OR Art. 107 - 1 Wenn sich ein Schuldner bei zweiseitigen Verträgen im Verzuge befindet, so ist der Gläubiger berechtigt, ihm eine angemessene Frist zur nachträglichen Erfüllung anzusetzen oder durch die zuständige Behörde ansetzen zu lassen. |
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1 | Wenn sich ein Schuldner bei zweiseitigen Verträgen im Verzuge befindet, so ist der Gläubiger berechtigt, ihm eine angemessene Frist zur nachträglichen Erfüllung anzusetzen oder durch die zuständige Behörde ansetzen zu lassen. |
2 | Wird auch bis zum Ablaufe dieser Frist nicht erfüllt, so kann der Gläubiger immer noch auf Erfüllung nebst Schadenersatz wegen Verspätung klagen, statt dessen aber auch, wenn er es unverzüglich erklärt, auf die nachträgliche Leistung verzichten und entweder Ersatz des aus der Nichterfüllung entstandenen Schadens verlangen oder vom Vertrage zurücktreten. |
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SR 272 Schweizerische Zivilprozessordnung vom 19. Dezember 2008 (Zivilprozessordnung, ZPO) - Gerichtsstandsgesetz ZPO Art. 151 Bekannte Tatsachen - Offenkundige und gerichtsnotorische Tatsachen sowie allgemein anerkannte Erfahrungssätze bedürfen keines Beweises. |
Les défenderesses font valoir que le split des actions ne ressort pas de l'état de fait de l'arrêt attaqué, qu'il s'agit d'un fait nouveau qui est irrecevable devant le Tribunal fédéral et qu'aucune exception à la règle de l'art. 99 al. 1
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SR 173.110 Bundesgesetz vom 17. Juni 2005 über das Bundesgericht (Bundesgerichtsgesetz, BGG) - Bundesgerichtsgesetz BGG Art. 99 - 1 Neue Tatsachen und Beweismittel dürfen nur so weit vorgebracht werden, als erst der Entscheid der Vorinstanz dazu Anlass gibt. |
|
1 | Neue Tatsachen und Beweismittel dürfen nur so weit vorgebracht werden, als erst der Entscheid der Vorinstanz dazu Anlass gibt. |
2 | Neue Begehren sind unzulässig. |
7.3.1.
7.3.1.1. Devant le tribunal de première instance, les faits et moyens de preuve nouveaux au sens de l'art. 229 al. 1
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SR 272 Schweizerische Zivilprozessordnung vom 19. Dezember 2008 (Zivilprozessordnung, ZPO) - Gerichtsstandsgesetz ZPO Art. 229 Neue Tatsachen und Beweismittel - 1 Hat weder ein zweiter Schriftenwechsel noch eine Instruktionsverhandlung stattgefunden, so können neue Tatsachen und Beweismittel in der Hauptverhandlung im ersten Parteivortrag nach Artikel 228 Absatz 1 unbeschränkt vorgebracht werden.146 |
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1 | Hat weder ein zweiter Schriftenwechsel noch eine Instruktionsverhandlung stattgefunden, so können neue Tatsachen und Beweismittel in der Hauptverhandlung im ersten Parteivortrag nach Artikel 228 Absatz 1 unbeschränkt vorgebracht werden.146 |
2 | In den anderen Fällen können neue Tatsachen und Beweismittel innerhalb einer vom Gericht festgelegten Frist oder, bei Fehlen einer solchen Frist, spätestens bis zum ersten Parteivortrag in der Hauptverhandlung nach Artikel 228 Absatz 1 vorgebracht werden, wenn sie: |
a | erst nach Abschluss des Schriftenwechsels oder nach der letzten Instruktionsverhandlung entstanden sind (echte Noven); oder |
b | bereits vor Abschluss des Schriftenwechsels oder vor der letzten Instruktionsverhandlung vorhanden waren, aber trotz zumutbarer Sorgfalt nicht vorher vorgebracht werden konnten (unechte Noven).147 |
2bis | Nach den ersten Parteivorträgen werden neue Tatsachen und Beweismittel nach Absatz 2 Buchstaben a und b nur noch berücksichtigt, wenn sie in der vom Gericht festgelegten Frist oder, bei Fehlen einer solchen Frist, spätestens in der nächsten Verhandlung vorgebracht werden.148 |
3 | Hat das Gericht den Sachverhalt von Amtes wegen abzuklären, so berücksichtigt es neue Tatsachen und Beweismittel bis zur Urteilsberatung. |
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SR 272 Schweizerische Zivilprozessordnung vom 19. Dezember 2008 (Zivilprozessordnung, ZPO) - Gerichtsstandsgesetz ZPO Art. 328 Revisionsgründe - 1 Eine Partei kann beim Gericht, welches als letzte Instanz in der Sache entschieden hat, die Revision des rechtskräftigen Entscheids verlangen, wenn: |
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1 | Eine Partei kann beim Gericht, welches als letzte Instanz in der Sache entschieden hat, die Revision des rechtskräftigen Entscheids verlangen, wenn: |
a | sie nachträglich erhebliche Tatsachen erfährt oder entscheidende Beweismittel findet, die sie im früheren Verfahren trotz gehöriger Aufmerksamkeit nicht beibringen konnte; ausgeschlossen sind Tatsachen und Beweismittel, die erst nach dem Entscheid entstanden sind; |
b | ein Strafverfahren ergeben hat, dass durch ein Verbrechen oder ein Vergehen zum Nachteil der betreffenden Partei auf den Entscheid eingewirkt wurde; eine Verurteilung durch das Strafgericht ist nicht erforderlich; ist das Strafverfahren nicht durchführbar, so kann der Beweis auf andere Weise erbracht werden; |
c | geltend gemacht wird, dass die Klageanerkennung, der Klagerückzug oder der gerichtliche Vergleich wegen formeller oder materieller Mängel unwirksam ist; |
d | sie einen Ausstandsgrund erst nach Abschluss des Verfahrens entdeckt und kein anderes Rechtsmittel zur Verfügung steht. |
2 | Die Revision wegen Verletzung der Europäischen Menschenrechtskonvention vom 4. November 1950264 (EMRK) kann verlangt werden, wenn: |
a | der Europäische Gerichtshof für Menschenrechte in einem endgültigen Urteil (Art. 44 EMRK) festgestellt hat, dass die EMRK oder die Protokolle dazu verletzt worden sind, oder den Fall durch eine gütliche Einigung (Art. 39 EMRK) abgeschlossen hat; |
b | eine Entschädigung nicht geeignet ist, die Folgen der Verletzung auszugleichen; und |
c | die Revision notwendig ist, um die Verletzung zu beseitigen. |
7.3.1.2. Devant la cour d'appel, les faits et moyens de preuve nouveaux doivent, en règle générale, être introduits dans le cadre du premier échange d'écritures. Ils peuvent l'être exceptionnellement à un stade ultérieur, aux conditions de l'art. 317 al. 1
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SR 272 Schweizerische Zivilprozessordnung vom 19. Dezember 2008 (Zivilprozessordnung, ZPO) - Gerichtsstandsgesetz ZPO Art. 317 Neue Tatsachen, neue Beweismittel und Klageänderung - 1 Neue Tatsachen und Beweismittel werden nur noch berücksichtigt, wenn sie: |
|
1 | Neue Tatsachen und Beweismittel werden nur noch berücksichtigt, wenn sie: |
a | ohne Verzug vorgebracht werden; und |
b | trotz zumutbarer Sorgfalt nicht schon vor erster Instanz vorgebracht werden konnten. |
1bis | Hat die Rechtsmittelinstanz den Sachverhalt von Amtes wegen zu erforschen, so berücksichtigt sie neue Tatsachen und Beweismittel bis zur Urteilsberatung.252 |
2 | Eine Klageänderung ist nur noch zulässig, wenn: |
a | die Voraussetzungen nach Artikel 227 Absatz 1 gegeben sind; und |
b | sie auf neuen Tatsachen oder Beweismitteln beruht. |
(ATF 143 III 272 consid. 2.3.2). Si la cour d'appel peut décider d'office, en revenant sur son ordonnance d'instruction, de rouvrir la procédure d'administration des preuves pour tenir compte de faits nouveaux, en particulier de vrais nova qui se sont produits subséquemment (cf. ATF 138 III 788 consid. 5), les parties n'ont pas un droit à la réouverture de la procédure probatoire ATF 143 III 272 consid. 2.3.2 in fineet l'arrêt cité).
7.3.1.3. Saisi d'un recours en matière civile, le Tribunal fédéral statue sur la base des faits établis par la cour cantonale (art. 105 al. 1
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SR 173.110 Bundesgesetz vom 17. Juni 2005 über das Bundesgericht (Bundesgerichtsgesetz, BGG) - Bundesgerichtsgesetz BGG Art. 105 Massgebender Sachverhalt - 1 Das Bundesgericht legt seinem Urteil den Sachverhalt zugrunde, den die Vorinstanz festgestellt hat. |
|
1 | Das Bundesgericht legt seinem Urteil den Sachverhalt zugrunde, den die Vorinstanz festgestellt hat. |
2 | Es kann die Sachverhaltsfeststellung der Vorinstanz von Amtes wegen berichtigen oder ergänzen, wenn sie offensichtlich unrichtig ist oder auf einer Rechtsverletzung im Sinne von Artikel 95 beruht. |
3 | Richtet sich die Beschwerde gegen einen Entscheid über die Zusprechung oder Verweigerung von Geldleistungen der Militär- oder Unfallversicherung, so ist das Bundesgericht nicht an die Sachverhaltsfeststellung der Vorinstanz gebunden.96 |
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SR 173.110 Bundesgesetz vom 17. Juni 2005 über das Bundesgericht (Bundesgerichtsgesetz, BGG) - Bundesgerichtsgesetz BGG Art. 99 - 1 Neue Tatsachen und Beweismittel dürfen nur so weit vorgebracht werden, als erst der Entscheid der Vorinstanz dazu Anlass gibt. |
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1 | Neue Tatsachen und Beweismittel dürfen nur so weit vorgebracht werden, als erst der Entscheid der Vorinstanz dazu Anlass gibt. |
2 | Neue Begehren sind unzulässig. |
Il en résulte que les faits ou preuves antérieurs, soit ceux qui existaient déjà au moment du début des délibérations de la cour d'appel mais qui n'ont été découverts que postérieurement à ce moment-ci (pseudo-nova; unechte Noven), peuvent faire l'objet d'une procédure de révision cantonale (art. 328 al. 1 let. a
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SR 272 Schweizerische Zivilprozessordnung vom 19. Dezember 2008 (Zivilprozessordnung, ZPO) - Gerichtsstandsgesetz ZPO Art. 328 Revisionsgründe - 1 Eine Partei kann beim Gericht, welches als letzte Instanz in der Sache entschieden hat, die Revision des rechtskräftigen Entscheids verlangen, wenn: |
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1 | Eine Partei kann beim Gericht, welches als letzte Instanz in der Sache entschieden hat, die Revision des rechtskräftigen Entscheids verlangen, wenn: |
a | sie nachträglich erhebliche Tatsachen erfährt oder entscheidende Beweismittel findet, die sie im früheren Verfahren trotz gehöriger Aufmerksamkeit nicht beibringen konnte; ausgeschlossen sind Tatsachen und Beweismittel, die erst nach dem Entscheid entstanden sind; |
b | ein Strafverfahren ergeben hat, dass durch ein Verbrechen oder ein Vergehen zum Nachteil der betreffenden Partei auf den Entscheid eingewirkt wurde; eine Verurteilung durch das Strafgericht ist nicht erforderlich; ist das Strafverfahren nicht durchführbar, so kann der Beweis auf andere Weise erbracht werden; |
c | geltend gemacht wird, dass die Klageanerkennung, der Klagerückzug oder der gerichtliche Vergleich wegen formeller oder materieller Mängel unwirksam ist; |
d | sie einen Ausstandsgrund erst nach Abschluss des Verfahrens entdeckt und kein anderes Rechtsmittel zur Verfügung steht. |
2 | Die Revision wegen Verletzung der Europäischen Menschenrechtskonvention vom 4. November 1950264 (EMRK) kann verlangt werden, wenn: |
a | der Europäische Gerichtshof für Menschenrechte in einem endgültigen Urteil (Art. 44 EMRK) festgestellt hat, dass die EMRK oder die Protokolle dazu verletzt worden sind, oder den Fall durch eine gütliche Einigung (Art. 39 EMRK) abgeschlossen hat; |
b | eine Entschädigung nicht geeignet ist, die Folgen der Verletzung auszugleichen; und |
c | die Revision notwendig ist, um die Verletzung zu beseitigen. |
En ce qui concerne les vrais faits ou moyens de preuve nouveaux (vrais nova, echte Noven), soit ceux qui sont survenus postérieurement au début des délibérations de la cour d'appel, ils ne peuvent pas être pris en considération par le Tribunal fédéral (art. 99 al. 1
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SR 173.110 Bundesgesetz vom 17. Juni 2005 über das Bundesgericht (Bundesgerichtsgesetz, BGG) - Bundesgerichtsgesetz BGG Art. 99 - 1 Neue Tatsachen und Beweismittel dürfen nur so weit vorgebracht werden, als erst der Entscheid der Vorinstanz dazu Anlass gibt. |
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1 | Neue Tatsachen und Beweismittel dürfen nur so weit vorgebracht werden, als erst der Entscheid der Vorinstanz dazu Anlass gibt. |
2 | Neue Begehren sind unzulässig. |
Si l'obligation prononcée par l'arrêt ne peut plus être exécutée en raison par exemple d'une impossibilité survenue postérieurement, le créancier pourra solliciter la conversion de la prestation due en une prestation en argent dans le cadre de la procédure d'exécution forcée (art. 345 al. 1 let. b
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SR 272 Schweizerische Zivilprozessordnung vom 19. Dezember 2008 (Zivilprozessordnung, ZPO) - Gerichtsstandsgesetz ZPO Art. 345 Schadenersatz und Umwandlung in Geld - 1 Die obsiegende Partei kann verlangen: |
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1 | Die obsiegende Partei kann verlangen: |
a | Schadenersatz, wenn die unterlegene Partei den gerichtlichen Anordnungen nicht nachkommt; |
b | die Umwandlung der geschuldeten Leistung in eine Geldleistung. |
2 | Das Vollstreckungsgericht setzt den entsprechenden Betrag fest. |
L'exception réservée par l'art. 99 al. 1
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SR 173.110 Bundesgesetz vom 17. Juni 2005 über das Bundesgericht (Bundesgerichtsgesetz, BGG) - Bundesgerichtsgesetz BGG Art. 99 - 1 Neue Tatsachen und Beweismittel dürfen nur so weit vorgebracht werden, als erst der Entscheid der Vorinstanz dazu Anlass gibt. |
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1 | Neue Tatsachen und Beweismittel dürfen nur so weit vorgebracht werden, als erst der Entscheid der Vorinstanz dazu Anlass gibt. |
2 | Neue Begehren sind unzulässig. |
7.3.2. En l'espèce, les délibérations de la cour cantonale ont débuté le 8 avril 2019, lorsque la cour cantonale a informé les parties que la cause était gardée à juger. À partir de cette date, les parties ne disposaient plus d'aucun droit à la réouverture de la procédure probatoire devant la cour cantonale pour y introduire le fait nouveau que constitue le split des actions dans la proportion de 5 à 1 survenu le 27 mai 2019. Ce fait nouveau, qui est un vrai nova, ne peut pas non plus être invoqué dans la procédure de recours devant le Tribunal fédéral contre l'arrêt cantonal du 18 juillet 2019. Il ne pourra être pris en considération qu'au stade de l'exécution, étant précisé que, dans sa décision de rejet de la requête de rectification, la cour cantonale a expressément mentionné qu'il résulte du ch. 5 de l'état de fait de son arrêt que les actions qu'elle a condamné les défenderesses à délivrer ont une valeur nominale de 5 fr.
Le recours du demandeur doit donc être déclaré irrecevable.
8.
La cour cantonale a rejeté la prétention reconventionnelle d'un montant de 530'117 fr., sous déduction de deux prétentions du demandeur admises, élevée par les deux défenderesses. Tandis que celles-ci la reprennent, le demandeur conclut à son rejet.
8.1. La cour cantonale a rappelé qu'elle avait retenu que, d'une part, il n'appartenait pas au demandeur de vérifier l'exactitude des données des paiements pour lesquels il lui était demandé d'apposer son visa et que, d'autre part, plusieurs personnes compétentes en matière comptable, qui étaient pour certaines dûment informées du changement des coordonnées bancaires en faveur d'un compte en Pologne, ont pour certaines préparé ledit paiement et transmis la demande de visa, pour d'autres n'ont pas réagi à réception de ladite demande et pour d'autres enfin ont apposé leur visa. La cour cantonale en a déduit que, dans ces circonstances, elle ne pouvait retenir une violation par le demandeur de son devoir de diligence pour ne pas avoir vérifié un paiement qu'il n'avait pas à vérifier et qui avait passé tous les filtres. Elle a également écarté toute faute de sa part.
8.2. Dès lors que les défenderesses recourantes se réfèrent aux critiques qu'elles avaient déjà formulées en relation avec la résiliation immédiate du contrat de travail, qu'elles reprennent par un simple copié/collé et dont le sort a été réglé ci-dessus, leur grief concernant le rejet de leur prétention reconventionnelle repose sur des faits qui n'ont pas été retenus par la Cour de céans. Il s'ensuit que leur grief de violation de l'art. 321e
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SR 220 Erste Abteilung: Allgemeine Bestimmungen Erster Titel: Die Entstehung der Obligationen Erster Abschnitt: Die Entstehung durch Vertrag OR Art. 321e - 1 Der Arbeitnehmer ist für den Schaden verantwortlich, den er absichtlich oder fahrlässig dem Arbeitgeber zufügt. |
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1 | Der Arbeitnehmer ist für den Schaden verantwortlich, den er absichtlich oder fahrlässig dem Arbeitgeber zufügt. |
2 | Das Mass der Sorgfalt, für die der Arbeitnehmer einzustehen hat, bestimmt sich nach dem einzelnen Arbeitsverhältnis, unter Berücksichtigung des Berufsrisikos, des Bildungsgrades oder der Fachkenntnisse, die zu der Arbeit verlangt werden, sowie der Fähigkeiten und Eigenschaften des Arbeitnehmers, die der Arbeitgeber gekannt hat oder hätte kennen sollen. |
9.
Au vu de ce qui précède, le recours du demandeur doit être déclaré irrecevable et le recours des défenderesses doit être rejeté, dans la mesure où il est recevable. Le demandeur, qui concluait au paiement de 1'103'500 fr. en lieu et place de la délivrance des actions en nature, succombe uniquement sur ce point. De leur côté, les défenderesses succombent en ce qui concerne leur condamnation à payer le montant de 144'325 fr. 25 et à délivrer les actions dues au demandeur conformément au plan de participation 2010/2011 et au plan 2012 et sur leur prétention reconventionnelle de 530'117 fr., soit sur quatre points. Les frais judiciaires, arrêtés à 30'000 fr., seront donc répartis à raison de 1/5 pour le demandeur et de 4/5 pour les défenderesses. Les dépens, arrêtés à 35'000 fr., seront également répartis dans cette proportion, les défenderesses étant condamnées à verser au demandeur un montant de 28'000 fr.
Suite au présent arrêt, la requête d'effet suspensif rejetée en l'état le 10 octobre 2019 est définitivement sans objet.
Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :
1.
Les causes 4A 467/2019 et 4A 469/2019 sont jointes.
2.
Le recours du demandeur est irrecevable.
3.
Le recours des défenderesses est rejeté, dans la mesure où il est recevable.
4.
Les frais judiciaires, arrêtés à 30'000 fr., sont mis pour 6'000 fr. à la charge du demandeur et pour 24'000 fr. à la charge des défenderesses, solidairement entre elles.
5.
Les défenderesses sont condamnées solidairement à verser au demandeur une indemnité de 28'000 fr. à titre de dépens.
6.
Le présent arrêt est communiqué aux mandataires des parties et à la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud.
Lausanne, le 23 mars 2022
Au nom de la Ire Cour de droit civil
du Tribunal fédéral suisse
La Présidente : Hohl
Le Greffier : Douzals