S. 317 / Nr. 54 Familienrecht (f)

BGE 78 II 317

54. Extrait de l'arrêt de la IIe Cour civile du 2 novembre 1952 dans la cause
C. contre P.

Regeste:
Action en paternité.
Quand le juge peut-il admettre qu'il existe des doutes sérieux sur la
paternité du défendeur, dans le sens de l'art. 314 al. 2
SR 210 Schweizerisches Zivilgesetzbuch vom 10. Dezember 1907
ZGB Art. 314 - 1 Die Bestimmungen über das Verfahren vor der Erwachsenenschutzbehörde sind sinngemäss anwendbar.
1    Die Bestimmungen über das Verfahren vor der Erwachsenenschutzbehörde sind sinngemäss anwendbar.
2    Die Kindesschutzbehörde kann in geeigneten Fällen die Eltern zu einem Mediationsversuch auffordern.
3    Errichtet die Kindesschutzbehörde eine Beistandschaft, so hält sie im Entscheiddispositiv die Aufgaben des Beistandes und allfällige Beschränkungen der elterlichen Sorge fest.
CC?
Vaterschaftsklage.
Wann sind erhebliche Zweifel an der Vaterschaft des Beklagten im Sinne von
Art. 314 Abs. 2 ZGB gerechtfertigt?
Azione di paternità.
Quando il giudice può ammettere che esistano seri dubbi sulla paternità del
convenuto a norma dell'art. 314
SR 210 Schweizerisches Zivilgesetzbuch vom 10. Dezember 1907
ZGB Art. 314 - 1 Die Bestimmungen über das Verfahren vor der Erwachsenenschutzbehörde sind sinngemäss anwendbar.
1    Die Bestimmungen über das Verfahren vor der Erwachsenenschutzbehörde sind sinngemäss anwendbar.
2    Die Kindesschutzbehörde kann in geeigneten Fällen die Eltern zu einem Mediationsversuch auffordern.
3    Errichtet die Kindesschutzbehörde eine Beistandschaft, so hält sie im Entscheiddispositiv die Aufgaben des Beistandes und allfällige Beschränkungen der elterlichen Sorge fest.
cp. 2 CC?

A la différence des premiers juges, le Tribunal cantonal a considéré qu'il
résultait de l'ensemble des circonstances de la cause que la demanderesse
«recherche l'assouvissement de ses besoins sexuels sans aucune trace de la
moindre pudeur et que, dès lors, (son) comportement... dans le domaine sexuel
constitue bien l'inconduite au sens de l'art. 315
SR 210 Schweizerisches Zivilgesetzbuch vom 10. Dezember 1907
ZGB Art. 315 - 1 Die Kindesschutzmassnahmen werden von der Kindesschutzbehörde am Wohnsitz des Kindes angeordnet.438
1    Die Kindesschutzmassnahmen werden von der Kindesschutzbehörde am Wohnsitz des Kindes angeordnet.438
2    Lebt das Kind bei Pflegeeltern oder sonst ausserhalb der häuslichen Gemeinschaft der Eltern oder liegt Gefahr im Verzug, so sind auch die Behörden am Ort zuständig, wo sich das Kind aufhält.
3    Trifft die Behörde am Aufenthaltsort eine Kindesschutzmassnahme, so benachrichtigt sie die Wohnsitzbehörde.
CC». «Par surabondance de
droit», l'arrêt relève en outre que les faits qui sont reprochés à la
demanderesse permettent d'élever des doutes sérieux sur la paternité du
défendeur et que l'action devrait être également rejetée en vertu de l'art.
314 al. 2
SR 210 Schweizerisches Zivilgesetzbuch vom 10. Dezember 1907
ZGB Art. 314 - 1 Die Bestimmungen über das Verfahren vor der Erwachsenenschutzbehörde sind sinngemäss anwendbar.
1    Die Bestimmungen über das Verfahren vor der Erwachsenenschutzbehörde sind sinngemäss anwendbar.
2    Die Kindesschutzbehörde kann in geeigneten Fällen die Eltern zu einem Mediationsversuch auffordern.
3    Errichtet die Kindesschutzbehörde eine Beistandschaft, so hält sie im Entscheiddispositiv die Aufgaben des Beistandes und allfällige Beschränkungen der elterlichen Sorge fest.
CC.
Le Tribunal fédéral ne saurait partager l'opinion du Tribunal cantonal sur ce
dernier point.
Le Tribunal cantonal part de l'idée qu'il n'est pas nécessaire, pour faire
naître des doutes sérieux sur la paternité du défendeur, de rapporter la
preuve de relations sexuelles avec un tiers déterminé et qu'il suffit pour
cela que le comportement de la mère ait été tel qu'il e permette de penser
qu'elle a cohabité avec des tiers pendant la

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période critique. Ainsi que le Tribunal fédéral a déjà eu l'occasion de le
relever, cette thèse est erronée. Sous réserve des cas 011 les doutes
résulteraient soit du degré de développement de l'enfant au moment de la
naissance, soit de l'analyse des sangs, une seule chose est de nature à faire
naître des doutes sérieux dans le sens de l'art. 314 al. 2, c'est le fait que
la mère a eu, durant la période critique, des relations intimes avec un tiers.
La preuve de ce fait, qui incombe tout naturellement au défendeur, n'a sans
doute pas besoin d'être directe et peut résulter d'indices encore faut-il
cependant qu'il ressorte clairement du jugement que le juge l'ait considérée
comme rapportée. C'est d'ailleurs en ce sens que le Tribunal fédéral s'est
prononcé dans l'arrêt G. contre B. (RO 77 II 292) et précédemment déjà dans
l'arrêt B. contre R. (RO 44 II 24). La preuve n'ayant pas été rapportée en
l'espèce, ni directement ni par indice, que la recourante ait eu des relations
intimes avec un tiers durant la période critique, l'exception tirée de l'art.
314 al. 2 ne pouvait donc être opposée à la demande.